Publié le 29 Mars 2014

Plantée par l'ancienne maitresse des lieux il y a plus de cinquante ans, elle réapparaît chaque printemps. De ses hampes fleuries, elle exhale son parfum désuet mais tellement puissant et attachant pour celui qui vient à sa rencontre.

Printemps de bonne heure !

Pour d'autres c'est leur premier printemps. Les tulipes exotic emperor répondent  aux accords du chaenomeles sp Kinshiden et l'on se dit qu'à l'automne on va intensifier l'effet en ajoutant d'autres bulbes dans cette gamme blanc-vert.

Printemps de bonne heure !

Quant à la clématite alpina Francis Reeves, elle ne pouvait rêver plus bel écrin qu'un berberis en fleurs.

Printemps de bonne heure !

L'appel à la floraison résonne partout dans le jardin et a réveillé très tôt la pivoine arbustive Feng Dan Bai qui se retrouve en boutons. De quoi croiser les doigts pour éloigner les gelées tardives.

Printemps de bonne heure !

Pouvait on imaginer en voyant la ramure acérée et dénudée du poncirus trifoliata qu'elle serait aujourd'hui couverte d'une délicate floraison

Printemps de bonne heure !

et que les amélanchiers allaient hisser les voiles dans la brise printanière.

Printemps de bonne heure !

Petit coup de coeur pour la vinca minor Atropurpurea que l'on imagine déjà courir parmi les heuchères Cappuccino et Chocolate Ruffles, et la fougère Nipponicum Pictum aux beaux reflets métalliques.

Printemps de bonne heure !

Au menu du week-end taille des haies des quatre clos. On cherchait une idée pour sortir du schéma traditionnel de la taille et avoir une vision plus graphique. L'idée a été d'interpréter les techniques de plessis mélangées à la technique de l'arcure.

Printemps de bonne heure !

C'est ainsi que les acers Zoeschense annae se sont mis à jouer les contorsionnistes avec une relative docilité. Il n'y a plus qu'attendre les feuilles.

Printemps de bonne heure !

Après ce petit échauffement et une bobine de fil de ligature plus tard, nous voilà repartis dans les plantations. Et ce sont encore une dizaine d'euonymus qui ont rejoint la clairière d'or

Printemps de bonne heure !

qui petit à petit se dessine.

Printemps de bonne heure !

Un jour on vous contera l'histoire de la Clairière d'Or.

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Printemps

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Publié le 22 Mars 2014

La création d'un massif au jardin est toujours une belle aventure qui raconte des envies de couleurs, de plantes, d'ambiances et de paysages.

Aujourd'hui c'est le massif de "la Lande" que nous allons vous conter.

A l'origine de ce massif, des souvenirs de randonnées dans les monts d'Arrée dans une Bretagne intérieure couvertes de landes centenaires et de lambeaux de forêt primaire.

Nous avions été saisis par la puissance de cette beauté sauvage et chaotique avec les sentiments mêlés d'un début ou d'une fin de monde.

C'est en 2009 que le projet de la Lande est né avec l'idée de créer un massif de plus de quarante mètres de long dans un champ de ray grass et de pissenlits.

C'est dans ces moments que l'on a l'impression de se retrouver dans une barque perdue au milieu de l'océan.

Combien de fois a t'il fallu sauver les bruyères étouffées par le liseron et l'herbe ? Sans parler des lapins qui ont fait de nous les rois de la construction de filets de protection.

Heureusement les pissenlits étaient là pour animer la scène encore imperceptible.

Avril 2011

Avril 2011

Eté 2011, la technique évolue et on utilise paillage et broyage à la fois pour visualiser le massif à venir et surtout éviter la prolifération de l'herbe. Le massif n'a jamais été labouré. La terre n'est travaillée que pour le trou de plantation ce qui évite la remontée des semences en dormance.

La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé

Mars 2014, quelques dizaines de bruyères plus tard associées à plus de cinquante rosiers paysages et couvre sol, un vingtaine de conifères et moults graminées entre autre, la Lande enfin paraît et s'étire dans le paysage.

La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé

Elle est devenue la colonne vertébrale d'une partie du jardin et imprime sa présence autant l'hiver que l'été.

La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé

Le spectacle assuré en hiver par les bruyères darleyensis, les graminées et les conifères est relayé en été par les rosiers, les bulbes et autres graminées.

La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé

Parlant graminées mention spéciale à la stipa arundinacea qui met du temps à s'installer mais dont le graphisme et les couleurs sont remarquables dans le soleil hivernal.

La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé
La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé

Le massif a été volontairement construit de manière aléatoire, à la fois dans ses contours mais aussi dans les plantations pour privilégier un caractère sauvage et spontané.

La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé

Lorsque les prunus sont en fleurs, la Lande se japonise, mêlant le monde du couchant au pays du levant.

Dans chaque jardin, dans chaque massif, on raconte tous des histoires. Le jardin n'est il pas notre journal intime ?

La lande ou l'errance d'un massif apprivoisé

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Notre démarche

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Publié le 15 Mars 2014

Les fleurs des prunus comme des volutes s'échappent dans le matin ensoleillé.

Carnet de notes printanières

Certains ont décidé de se la couler douce

Carnet de notes printanières

d'autres ont préféré répondre à l'appel d'une horde de plus de 300 rosiers affamés avec au menu fumier de cheval et corne broyée, ils adorent ça.

Carnet de notes printanières

Il a fallu auparavant procéder à un toilettage de la meute

Deuxième clos

Deuxième clos

et c'est là que l'on s'aperçoit que chacun a son caractère. Il y a les doux qui se laissent facilement manipuler et puis il y a les rebelles qui ne ratent aucune occasion pour vous décrocher sournoisement un coup d'épine.

Beaucoup de grimpants ont été sévèrement rabattus pour plus de transparence et une taille Fukinaoshi a été tentée sur un Guirlande d'Amour.

Bosquet aux roses

Bosquet aux roses

Un labeur relativement conséquent entrecoupé de pauses contemplatives qui nous ont fait rencontrer la belle association bruyères, hellébores et berbéris.

Carnet de notes printanières

Les dômes de lauriers tin en pleine floraison (petit clin d'oeil à Julien).

Carnet de notes printanières

Petit à petit la magie printanière opère dans le paysage et délicatement les nuances de vert s'accrochent aux silhouettes.

Carnet de notes printanières

Le tourbillon des floraisons se met en mouvement dans la grâce du prunus persica Taoflora Pink et du prunus Subhirtella pendula.

Carnet de notes printanières

Le petit nuage du corylopsis pauciflora s'étale aux pieds des nandinas.

Carnet de notes printanières

Il est revenu le temps des déjeuners ensoleillés sur la table ronde.

Carnet de notes printanières

Elles sont revenues les perles de printemps du chaenomeles sp Kinshiden.

Carnet de notes printanières

Elles sont revenues les journées au jardin éclatant comme les boutons de la clématite Armandii Apple Blossom.

Carnet de notes printanières

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Printemps

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Publié le 9 Mars 2014

Cela fait aujourd'hui trois ans que nos aventures jardinières s'impriment sur la toile chaque week-end. C'est un événement que nous avions envie de partager avec tous les passionnés de la blogosphère.

Combien de jardins visités par écran interposé,

combien d'idées et de conseils trouvés,

combien de commentaires déposés comme autant d'échanges passionnés.

Parfois au détour d'un clic le déclic pour de belles rencontres qui un jour transpercent l'écran et créent de belles amitiés et des projets ensemble.

Le blog est aussi un formidable booster dans la création et la conduite du jardin.

Cet événement nous souhaitons aussi le partager avec l'équipe de nos pépinièristes préférés, Mme et M. Daoust qui depuis plus de dix ans accompagnent notre épopée végétale.

Et c'est dans une ambiance printanière que nous avons démarré le week-end en parcourant les serres et les allées de la pépinière comme pour une promenade familière.

Dans la serre d'accueil, l'espace topiaire invite au voyage imaginaire et prend de plus en plus d'ampleur.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

L'allée des conifères nains que l'on apprécie de plus en plus pour les intégrer dans les massifs, en compagnie des graminées et des rosiers ou pour former des micro scènes graphiques.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Des serres comme des jardins intérieurs où l'on aime flâner et rêver.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Des rosiers sélectionnés pour leur vigueur, leur résistance et leur floribondité. Il y en peu qui ne nous ont pas fait craquer.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Et des hellébores plein les yeux, c'est là que nous avons découvert il y a trois ans Candy Love.

On est reparti bien sûr avec quelques petits trésors pour fêter les trois ans du blog au jardin :

  • un aralia elata, on aime bien son côté japonisant,
  • un corylus tortuosa purpurea, on aime bien son côté graphique et on n'aura pas besoin de le torturer,
  • des rosiers dont le nouvel Emera grimpant, de la même veine que les Emera arbustifs, ça promet,
  • des vivaces: digitales, pavots, ...pour flirter avec les rosiers.
Et un, et deux, et trois, c'est beau !

En arrivant au jardin, il faisait 18 degrés et les sauriens étaient de sortie, un signe qui ne trompe pas.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Le héron se chauffait la tôle au soleil.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Un peu de couleur en plus et l'on se croirait en été.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Et la couleur la voilà justement en quelques taches avec le magnolia stellata.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Le cycle des fructifications a commencé pour les hellébores

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

tandis que commence la floraison des Stellata.

Et un, et deux, et trois, c'est beau !

Et recommence la ronde au jardin comme sur la toile, c'est reparti pour une année encore, avec vous et le jardin, elle est pas belle la vie !

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Evénements jardin

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Publié le 1 Mars 2014

Situé dans la Manche, c'est un jardin créé en 1996 par un pépiniériste-paysagiste qui a décidé de mettre en scène et présenter ses végétaux. Au fil du temps, avec ses deux fils, le jardin s'est structuré et développe aujourd'hui une vingtaine de scènes comme autant de sources d'inspiration pour les promeneurs jardiniers que nous étions en août.

Un jardin comme un voyage dans des ambiances champêtres et fleuries avec des massifs comme des brassées de vivaces

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

avec de jolies rencontres.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Voilà une jolie démonstration de force pour modeler le paysage.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

De la plantation d'arbustes en masse pour un effet maximum dans la durée et un entretien minimum.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Un exemple de tonnelle en utilisant des pleureurs travaillés en taille inversée.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Quelques fougères, un érable et des plantes aquatiques et nous voilà dans la fraicheur zen au jardin.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Une statue, un conifère à la forme inspirante comme un fantôme végétal et volià le jardin devenu mystique.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Un ruisselet, deux lutins musiciens et nous voilà dans la forêt enchantée.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Un plan d'eau, un canot, une rive sauvage et nous voilà Robinson.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Un petit clin d'oeil à Françoise du jardin des violettes, une allée bordée d'Hébé, comme un rêve.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

Un jardin didactique qui manifeste bien l'intérêt de mettre en scène et soutenu par une belle collection de végétaux.

Le jardin d'Elle, petite leçon de mise en scène

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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