Publié le 28 Février 2016

A peine février s'achève que déjà l'on se plaît à rêver de lumière, de douceurs et de couleurs. Une petite halte dans les pépinières du champ fleury et nous voilà face à nos coups de coeur.

Nous n'avons pu résister au graphisme et au parfum de l'Edgeworthia chysanthea. Une beauté que nous allons sagement conduire en pot et rentrer lors des grands froids car la belle est frileuse.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Il manquait à l'appel ce petit choisya ternata white Dazzler et il va rejoindre le début de l'espace japonisant. 

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Pour satisfaire le penchant de M. Duojardin pour le noir, une brassée d'ophiopogon niger

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

avec en contrepoint le lumineux carex Evergold.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Nous ne pouvions également pas échapper à l'emprise de l'iris tectorumSon feuillage reste imperturbablement impeccable au point de le confondre avec un phormium, sans oublier sa délicate floraison.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Et voilà notre coup de coeur pour les potées, une nouvelle variété de primevères particulièrement robuste avec des tonalités pastelles.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Nous avons aussi opté pour un trio de blanches pour partir à la rencontre des hellébores Candy Love.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Toute la journée les brouettes ont roulé sous le soleil

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

et croulé sous les coupes.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

La campagne de taille des rosiers a démarré et se poursuivra jusqu'à fin mars.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Il soufflait dans le jardin une petite bise glacée mais aussi un vent de couleurs,

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

un vent printanier

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

qui chuchotait jusqu'au coeur des massifs.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hiver

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Publié le 20 Février 2016

Passent les nuits glacées et les jours ventés, passent les pluies et les gelées, le paysage est au bout du voyage.

Sur le front hivernal

Le jardin est un champ de ruines mélancoliques d'où émergent encore quelques bouffées de chlorophylle.

Sur le front hivernal

Mais comme un étendard d'espoir, le prunus a osé brandir la couleur.

Sur le front hivernal

Des îlots de résistance verte se sont organisés,

Sur le front hivernal

épaulés par un régiment de pots rouges.

Sur le front hivernal

A l'arrière, les floraisons se révèlent au grand jour bravant les gélées tardives.

Sur le front hivernal

Comme un symbole de renaissance, les perce-neige dressent leur innocence.

Sur le front hivernal

Comme une provocation à l'hiver, les crocus crient la couleur.

Sur le front hivernal

Dans un nuage de fragrance, le sarcococca réveille les sens.

Sur le front hivernal

Tandis que l'hamamélis renoue avec la délicatesse florale.

Sur le front hivernal

Et que le magnolia fait renaître la rêverie.

Sur le front hivernal

Reviennent alors les souvenirs de l'abondance

Sur le front hivernal

et ceux de la diversité.

Ribes speciosum

Ribes speciosum

Apparaît le bourdon sur la fleur, alors on s'accroche au retour des beaux jours ... et disparaît le bourdon de l'hiver.

Sur le front hivernal

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hiver

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Publié le 14 Février 2016

C'est encore au coeur de l'été et en Aquitaine que l'on vous emmène sur nos pas guidés par Hélène de Rouge Cabane pour découvrir "Le Jardin". Situé sur la commune de Saint Avit Saint Nazaire, c'est sur plus d'un hectare que deux passionnés de végétaux dont l'un en a fait son métier, mettent en scène depuis une vingtaine d'années leurs coups de coeur.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

C'est dans un esprit de libre nature cultivée au naturel sans produit chimique que "Le Jardin" se développe guidé par de larges allées. Sous les pas du promeneur, les scènes défilent comme de vastes paysages dans lesquels les choix judicieux des végétaux impriment de belles émotions esthétiques. Ainsi cette belle rencontre entre un albizia Summer Chocolate et une touffe d'echinops ritro.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

Parfois c'est un monde envoûtant qui apparaît sous la forme d'un sophora pleureur en pleine floraison.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

Le Jardin est aussi ponctué de points d'eau et de fraîcheur avec un appareillage minimaliste telle cette chute d'eau constituée par un arrosoir.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

C'est un perpétuel jeu de formes, de couleurs et de feuillages qui animent les massifs.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

La variété des acers et des conifères nous a éblouis ainsi que leur vigueur.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

Il arrive aussi que le trait se fasse plus précis, que les formes s'affirment et que la scène se transforme en vision pour nous transporter vers un ailleurs lointain.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

Gros coup de coeur pour cet acer Senkaki au feuillage lumineux porté par une ramure rubis.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

Nous avons passé un délicieux moment dans cet univers végétal guidé par des hôtes enthousiates qui nous ont éclairés de leur connaissance et tout cela avec beaucoup d'humilité. Encore une fois nous avons eu une belle leçon de paysagisme au naturel.

Le Jardin, une belle orchestration au naturel

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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Publié le 5 Février 2016

C'est à la rencontre de la gent Berbéris que nous vous convions aujourd'hui. Des arbustes au fort, voire au mauvais caractère et qui ne se laissent toucher que des yeux. 

Notre première relation avec les berbéris s'est faite au jardin sous la forme d'un vieux berbéris Darwinii qui a maintenant plus de quarante ans et qui continue fidèlement à nous accompagner dans nos réflexions et nos essais de taille. Sa floraison printanière jaune-orangé a donné son tempo au massif.

On se pique pour les berbéris

Depuis d'autres de ses congénères se sont installés dans le jardin et l'on a pu apprécier à quel point cet arbuste pouvait être résistant tant à la sécheresse, qu'à la terre ingrate et même aux dents des lapins.

On se pique pour les berbéris

Si pour certains la taille en transparence permet d'alléger leurs silhouettes, pour d'autres comme le berbéris Candidula nous avons opté pour la taille en dôme ce qui a permis de l'intégrer dans des massifs de formes. En avril c'est un bouquet de fleurs jaunes qu'il nous livre.

On se pique pour les berbéris

Le Candidula est très dense et demande plusieurs tailles dans la saison pour conserver sa forme ce qui permet à chaque fois d'apprécier ses caractéristriques épineuses. Aucun gant ne résiste longtemps à ses aiguillons.

On se pique pour les berbéris

Il fait partie des berbéris persistants et participe aux reliefs des massifs au cours de l'hiver.

Février 2016

Février 2016

Voilà le berbéris linearifolia Orange King qui aurait tendance à préférer les terres acides, il n'est donc pas très poussant chez nous mais l'on ne peut se passer de sa magnifique floraison et de l'éclat vert-bleuté de son feuillage persistant.

On se pique pour les berbéris

Quant au berbéris thunbergii Atropurpurea, il participe de son contraste à une scène que nous affectionnons particulièrement et que d'ailleurs nous vous faisons souvent partager.

On se pique pour les berbéris

C'est un berbéris semi-persistant en fonction de la dureté des hivers et ses nouvelles pousses sont toutes en nuances pourprées. A l'automne, c'est l'ensemble du feuillage qui rougeoit.

On se pique pour les berbéris

C'est un genre où à la diverté des feuillages s'ajoute la diversité des ports. Le berbéris sténophylla au port grêle et élancé presque sauvage a été adopté par notre Lande.

On se pique pour les berbéris

Ses rameaux fleuris au printemps sont en résonnance avec le jaune acidulé des ronces tibétaines. C'est l'un des berbéris les plus résistants à la sécheresse mais aussi agressif qu'une ronce.

On se pique pour les berbéris

Encore un petit fragile chez nous qui rêve de terre acide et légère, c'est le berbéris thunbergii Rose Glow. Mais comment se priver de son feuillage éclaboussé de nuances crème rosé.

On se pique pour les berbéris

Tapis dans les graminées c'est le berbéris thunbergii Admiration qui se cache au pied du rosier Aprikola. C'est une variété naine comme d'autres berbéris tel le berbéris darwinii Nana.

On se pique pour les berbéris

Si la rencontre peut être parfois douloureuse, ils ne s'adressent pas qu'aux jardiniers aux penchants masochistes mais à tous ceux qui sont en quête de persistants, de floraisons printanières et de belles couleurs automnales.

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hôtes du jardin

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