Publié le 1 Mai 2016

Aujourd'hui c'est les yeux sur terre que nous vous proposons d'avoir en allant à la rencontre de quelques couvre-sol printaniers. Leur intérêt est multiple, d'un point de vue pratique ils aident à limiter les adventices et d'un point de vue esthétique ils participent aux mises en scène.

L'un des premiers couvre-sol que nous avons adopté est le lysimaque doré. Chaque printemps c'est un rouleau de moquette dorée qui se déroule dans le jardin. Cette lumineuse invasive a cependant un système racinaire très superficiel qui permet facilement d'en maitriser l'expansion.

Sortez les tapis !

Un autre tapis qui ne laisse pas indifférent et que nous avons commencé à tisser dans le jardin est celui produit par l'ajuga reptans Multicolor aux tonalités de feuillage variant du vert au crème en passant par le rose, un tapis de douceur surmonté au printemps de chandelles bleutées.

Sortez les tapis !

Moins tempétieuse que sa grande soeur, la vinca minor Alba sait discétement se faufiler pour jeter ici et là sa floraison légère et immaculée comme un ciel étoilé sur le sol.

Sortez les tapis !

Elle existe aussi en version pourprée, c'est la vinca minor Atropurpurea.

Sortez les tapis !

Et pour ajouter de l'éclairage à des coins d'ombre, la vinca minor Illumination tissera sa toile verte et dorée.

Sortez les tapis !

En ombre claire de sous-bois, le géranium macrorrhizum rose apporte ses notes buccoliques en toute simplicité et en toute rusticité.

Sortez les tapis !

Et s'il vous venait l'envie d'un sous-bois japonisant, le graphisme du pachysandra en formerait le tapis.

Sortez les tapis !

Et pour finir une petite découverte auprès des pépinières du Champ Fleury, le tolmiea ou plante poule poussin car elle forme des stolons qui s'échappent de la plante mère. Longtemps cultivée à l'intérieur comme plante d'appartement, elle est beaucoup plus à l'aise dans nos jardins. Chez nous elle a supporté l'hiver et les gelées printanières. Elle se comporte et s'utilise comme une heuchère.

Sortez les tapis !

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hôtes du jardin

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Publié le 24 Avril 2016

Plus que toute autre saison, le printemps est un talentueux coloriste qui caresse de sa palette les feuillages naissants, les faisant rivaliser avec les premières floraisons.

Le peintre'temps est de retour

Quelques heuchères et c'est un morceau de massif qui s'embrase dans des tonalités mordorées atténuant la froideur d'un jardin bleu encore ensommeillé.

Le peintre'temps est de retour

Dans la clairière d'or, les euonymus en plein réveil coulent en un ruisseau jaune acidulé.

Le peintre'temps est de retour

Bientôt les cinq têtes fauves du physocarpus Diable d'or répondront à la multitude de petites têtes blanches du viburnum lantana Mohican.

Le peintre'temps est de retour

On l'appelle aussi l'arbre à muguet, c'est le prunus padus qui nous offre ses brassées de fleurs du bonheur.

Le peintre'temps est de retour

Plus timide dans sa version rosée, voilà le prunus padus Colorata.

Le peintre'temps est de retour

Notre coup de coeur du printemps, ce sont les narcisses des poétes, d'une part parce que les lapins ne s'y intéressent pas et d'autre part parce qu'ils émaillent de façon éclatante les massifs en leur donnant de la profondeur et petit plus ils résistent à l'effet des giboulées.

Le peintre'temps est de retour

Tandis que pointe la floraison jaune vif du berbéris Sténophylla, s'épanouissent les ramures du cercis dans un doux nuage de rose et renaît le feuillage rose violacé du berbéris Rose Glow.

Le peintre'temps est de retour

Et quand c'est le vert qui domine, c'est chaque plante qui l'exprime avec sa nuance personnelle.

Le peintre'temps est de retour

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Printemps

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Publié le 18 Avril 2016

Mouvement printanier dans l'espace japonisant avec quelques pins mugo qui ont quitté leur pot et sont allés rejoindre la lande. Nous avons accueilli de nouveaux locataires dans les pots rouges avec l'envie d'acers au jardin. Dans notre terre argileuse et calcaire nous ne pouvions nous contenter jusqu'à ce jour que du palmatum type. La fantaisie est arrivée avec deux acers Redwine aux magnifiques couleurs orangées à l'automne.

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

Le héron en a sifflé d'admiration.

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

En limite de l'espace japonisant, un pot blanc héberge un palmatum de semis qui a été un véritable coup de coeur par la couleur flammée de son feuillage printanier.

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

D'autres se sont installés dans le grand massif ouest

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

comme l'acer palmatum Asahi-zuru avec des tons de blanc, de rose et de vert

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

ou l'acer conspicuum Red Flamingo avec une structure d'écorce dite de peau de serpent.

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

Sans oublier sur la terrasse l'acer Sumi-nagashi et son magnifique feuillage aux entailles rouge carmin.

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

Les bouleaux se sont vus offrir leur première taille en plateau. C'est aussi un moyen de limiter leur développement pour maintenir la cohabition avec les rosiers.

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

Quant à la fontaine végétale, elle a eu droit à sa coupe rafraîchissante de printemps et l'on en a profité pour installer des pennisetums autour des buis pour un effet flouté. A suivre ...

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

Et pour finir, on a torché le physocarpus !!!

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

Ouf, elle est sortie de son sommeil la belle aralia variegata.

Acers en pot, l'alternative des glaiseux

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Printemps

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Publié le 10 Avril 2016

Nous voilà partis en balade avec pour première étape le talus. Un talus que nous avons voulu lumineux en associant des feuillages aux tons jaunes et marginés comme ceux des euonymus, des kolkwitzias Marcado, des fatshederas et de l'iris tectorum. 

Etat des lieux printaniers

Dans le prolongement à l'orée du sous-bois, des spirées, des hellébores, des heuchères ponctuent le sentier.

Etat des lieux printaniers

Et nous voilà à l'entrée de la clairière aux roses où des formes taillées, émergent les floraisons printanières des narcisses et du chaenomeles sp. Kinshiden.

Etat des lieux printaniers

Plus en avant, nous plongeons sur une vue arrière de l'espace japonisant où l'on s'aperçoit que le saule tortueux a échappé à une coupe drastique mais ce n'est que partie remise.

Etat des lieux printaniers

Les arrosoirs sont encore en hibernation et la dominante météo de ces derniers jours n'est pas prête à les réveiller.

Etat des lieux printaniers

Dans le taillis, l'heptacodium et l'acer Davidii nous dévoilent leurs feuillages après nous avoir fait profiter tout l'hiver de leurs belles écorces.

Etat des lieux printaniers

La hutte aux érables couverte de lierre contraste dans la lumière avec le flouté du débourrement des érables et des cornus.

Etat des lieux printaniers

Le seigneur des lieux, notre vénérable tilleul s'amuse à dessiner sur l'herbe nouvelle.

Etat des lieux printaniers

Nous voici maintenant engagés dans le jardin paysage où s'éveille la multitude de petits euonymus qui forme la clairière d'or. Encore du travail de taille en transparence en perspective dans les érables.

Etat des lieux printaniers

Dans cette partie de la clairière aux pintades face à la Lande, la danseuse aux sphères qui n'est autre qu'un cryptomeria J. Elegans revisté par nos cisailles, fait ses premiers pas.

Etat des lieux printaniers

Quant à la Lande d'où les graminées ont disparu, elle reprend vie sous une forme plus buissonnante.

Etat des lieux printaniers

Le jardin bleu s'est fait un fond de scène de rêve en s'appuyant sur un champ de colza.

Etat des lieux printaniers

Dans le clos rouge et blanc ne répondent encore à ces deux couleurs que les troncs des bouleaux et les tiges des cornus.

Etat des lieux printaniers

La balade s'achève sur le contraste d'un ciel plombé et menaçant face à la flamboyance d'un acer palmatum renaissant.

Etat des lieux printaniers

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Printemps

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Publié le 4 Avril 2016

Nous étions ce week-end sous les cieux bretons pour ioder notre imagination.

Le lundi au soleil

L'effet n'a d'ailleurs pas tardé à se faire sentir puisque nous avons pris d'assaut un cotoneaster de plus de quarante ans que nous avons resilhouetté en mode soleil levant anorexique.

Le lundi au soleil

De retour le lundi au jardin, sous le soleil printanier Maya l'abeille bourdonnante s'en donnait à coeur joie

Le lundi au soleil

faisant se dresser les bourgeons du sambucus racemosa plumosa aurea.

Le lundi au soleil

Après deux années bien difficiles et surtout d'étés asséchants, les ribes sanguineum White Icicle se couvrent de grappes immaculées.

Le lundi au soleil

C'est toujours une belle émotion printanière de voir les prunus se couvrir de nuées de pétales roses.

Le lundi au soleil

C'est aussi le signal des premiers tours de piste de la tondeuse.

Le lundi au soleil

Et dans le clos rosiers et graminées, la moisson bat son plein 

Le lundi au soleil

et ne s'achévera qu'à l'heure où l'angélus sonna.

On rêve déjà à un autre lundi au soleil.

Le lundi au soleil

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Printemps

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Publié le 27 Mars 2016

Si le jardin est souvent la toile où l'on dessine nos envies de beau et d'harmonie, on lui a demandé aujourd'hui de partager la mémoire d'un être cher. 

C'est un prunus Snow Fountains planté en ce dimanche de Pâques qui en sera le gardien.

Soyez remerciés, amis fidèles, de vos chaleureuses et soutenantes pensées.

Le printemps fait son oeuvre

Ce petit prunus pendula nous l'avons choisi pour sa floraison immaculée comme un signe de renaissance à chaque printemps.

Le printemps fait son oeuvre

Il répondra à la gente prunus du jardin qu'elle soit en pot comme le prunus Kojo no mai

Le printemps fait son oeuvre

ou dans les massifs comme le prunus Subhirtella pendula rubra.

Le printemps fait son oeuvre

Sous les giboulées de mars, le printemps fait son oeuvre. Sous les têtes de phlomis, les carex s'enhardissent.

Le printemps fait son oeuvre

Topiaires et bruyères s'ébattent librement dans l'attente du foisonnement des ramures.

Clairière aux roses

Clairière aux roses

Discrète la végétation se fait encore silhouette.

Le printemps fait son oeuvre

Et dans la lande, la moissonneuse s'active

Le printemps fait son oeuvre

déposant au sol un tapis de chaumes.

Le printemps fait son oeuvre

Aux abords de la maison une armée de pots fait une haie d'honneur

Le printemps fait son oeuvre

au printemps qui se dépose sur la clématite Armandii.

Le printemps fait son oeuvre

Tandis que d'autres se pressent sur la terrasse comme sur un promontoir pour admirer la tombée du soir.

Le printemps fait son oeuvre

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Printemps

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Publié le 21 Mars 2016

On voudrait te dire …

Tu as fait naître chez nous la passion du végétal et du jardin.

Nous avons le souvenir du coffre de ta voiture rempli de cagettes de géraniums et d’impatiences qui fournirent nos premiers massifs. 

Par la suite arrivèrent de la Bretagne une multitude de plantes que tu avais semées et choyées.

Nous partagions la passion du jardinage et des beaux jardins. Tu étais intarissable dans ce domaine et on a pu profiter de tes connaissances. On aimait ce jeu que nous avions instauré à qui aurait telle ou elle plante que l’autre n’aurait pas.

On gardera l’image de cette planche de bois dans ton garage où tu avais soigneusement collé les chromos des plantes de ton jardin.

Presque toute ta vie tu as cultivé des fleurs, mais tu as surtout su cultiver l’amour et le bonheur que tu n’as pas manqué de semer et de partager avec tous ceux que tu aimais.

Tu nous as transmis ta force pour apprendre à vivre avec toi, mais autrement.

...

Je me rappelle t’avoir demandé à hériter de ta brouette de quai et quelle ne fut pas ma surprise au Noël suivant de découvrir la brouette rutilante et remise à neuf. Et oui tu avais cette attention à l’autre, cette envie de faire plaisir. Aujourd’hui ta brouette arpente et arpentera encore longtemps les allées de notre jardin.

On voudrait te dire ...

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Evénements jardin

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Publié le 13 Mars 2016

Tout a commencé samedi par la découverte d'un premier indice printanier qui va nous mener tout au long du week-end à travers les massifs pour tailler, amender et parfaire notre petit monde.

Ils devaient être nombreux ce week-end les faiseurs de paysage à chouchouter leur jardin sous le soleil.

48 Bon'heures dans le jardin

D'abord un temps révolutionnaire qui va voir tomber des dizaines de têtes.

48 Bon'heures dans le jardin

Les hydrangeas sont taillés, aussitôt broyés

48 Bon'heures dans le jardin

 et le broyage est étalé sur le massif.

48 Bon'heures dans le jardin

Sur le talus nous avons entonné le chant des cisailles et des sécateurs.

48 Bon'heures dans le jardin

Nous n'oublions pas le précieux conseil du rosiériste Daniel Schmitz qui énonce que peu importe la technique de taille mais ce qui est essentiel pour avoir de beaux rosiers est avant tout de bien les nourrir. Pour notre nombreuse famille, il est prévu au menu : fumier de cheval décomposé et corne broyée.

48 Bon'heures dans le jardin

De temps en temps on relève la tête pour s'assurer que le printemps n'est pas très loin de nous.

48 Bon'heures dans le jardin

D'autres l'ont déjà redressée fièrement et osent les premiers nuages verts acidulés.

48 Bon'heures dans le jardin

Ici et là le réveil se fait en douceur.

48 Bon'heures dans le jardin

Et demain pour les graminées sonnera l'heure de la moisson.

48 Bon'heures dans le jardin

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Jardin en chantier

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Publié le 5 Mars 2016

Quelques temps encore profitons d'un paysage aux traits incisifs qui égratignent le blanc laiteux d'un ciel de mars. 

Plus prosaïquement nous avions dans cette allée planté plus de deux cents crocus qui deux jours plus tard furent dérobés par la gente ailée ou poilue. L'enquête n'est pas résolue et suit son cours ...

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Mais revenons à la poésie et prunus myrobolan rime avec printemps au soleil levant.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Le débourrage a commencé et les premiers verts acidulés se faufilent dans le camaieu des bruns.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Dans la lande les rosiers ont été taillés, les ombelles des hydrangeas et les chaumes de graminées bientôt s'étaleront en tapis après passage dans le broyeur.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Petit à petit le toilettage de printemps s'affine et précise les formes.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Dans le jardin bleu la couleur est encore endormie.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Bel au revoir nous font les graminées dans la magnificence de leurs chaumes délavés face à la fontaine végétale.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Bientôt elles reviendront les pauses café au fil des tailles, des tontes et du broyage.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Si ça c'est pas le printemps ça y ressemble !

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

De l'autre coté de la vitre, il n' y a pas de saison et les narcisses eux-même n'en reviennent pas.

Entends-tu le printemps chuchoter dans le jardin ?

Les belles exotiques ne connaissent pas la trêve et nous emportent dans leurs rêves

Aloe spider

Aloe spider

et dans leurs tourbillons de floraisons.

Hardenbergia violacea

Hardenbergia violacea

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hiver

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Publié le 28 Février 2016

A peine février s'achève que déjà l'on se plaît à rêver de lumière, de douceurs et de couleurs. Une petite halte dans les pépinières du champ fleury et nous voilà face à nos coups de coeur.

Nous n'avons pu résister au graphisme et au parfum de l'Edgeworthia chysanthea. Une beauté que nous allons sagement conduire en pot et rentrer lors des grands froids car la belle est frileuse.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Il manquait à l'appel ce petit choisya ternata white Dazzler et il va rejoindre le début de l'espace japonisant. 

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Pour satisfaire le penchant de M. Duojardin pour le noir, une brassée d'ophiopogon niger

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

avec en contrepoint le lumineux carex Evergold.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Nous ne pouvions également pas échapper à l'emprise de l'iris tectorumSon feuillage reste imperturbablement impeccable au point de le confondre avec un phormium, sans oublier sa délicate floraison.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Et voilà notre coup de coeur pour les potées, une nouvelle variété de primevères particulièrement robuste avec des tonalités pastelles.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Nous avons aussi opté pour un trio de blanches pour partir à la rencontre des hellébores Candy Love.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Toute la journée les brouettes ont roulé sous le soleil

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

et croulé sous les coupes.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

La campagne de taille des rosiers a démarré et se poursuivra jusqu'à fin mars.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

Il soufflait dans le jardin une petite bise glacée mais aussi un vent de couleurs,

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

un vent printanier

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

qui chuchotait jusqu'au coeur des massifs.

Il y avait la bise, le soleil et les couleurs

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hiver

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