Publié le 28 Novembre 2015

A la Sainte Catherine tout bois prend racine et si l'on ajoute à ce dicton que la jardinière a pour prénom Catherine c'est sans détour que nos envies nous conduisirent aux pépinières du Champ Fleury. Une pépinière qui depuis plus de dix ans est notre source végétale et aussi notre temps de ressourcement après une semaine de travail, c'est souvent là que débute pour nous le week-end. Une pépinière attachante par l'accueil, experte par les conseils, impressionnante par la qualité et la diversité. Merci à toute l'équipe pour sa gentillesse et ses compétences.

Sagement alignés les topiaires de buis et de ligustrums attendent de figurer en pièce maitresse dans quelques jardins.

Pour planter sans se planter

L'automne est encore bien présent et sert de joli prétexte à une petite scène colorée où les cornus saluent les visiteurs.

Pour planter sans se planter

Dans les travées, des tâches de couleurs apparaissent et le cornus bâton rouge mérite bien son nom.

Pour planter sans se planter

Combien de fois avons-nous parcouru ces allées en quête de l'arbuste qui fera rêver notre  jardin ?

Pour planter sans se planter

Les serres emplies de persistants assurent une belle présence végétative et c'est là que nous avons découvert pour la première fois les fatshederas, un hybride entre le lierre et le fatsia, moins frileux que l'on ne le pense, idéal pour éclairer les coins d'ombre.

Pour planter sans se planter

Un petit coin de paradis pour notre lande tel est ce tapis de bruyères qui nous fait de l'oeil.

Pour planter sans se planter

Toujours aussi craquant le regroupement de conifères nains aussi à l'aise dans les massifs que dans les grandes potées.

Pour planter sans se planter

Et bien sûr on est revenu avec des cadeaux pour le jardin. Un taxus Baccata fastigiata aurea

Pour planter sans se planter

et un picea orientalis Aureospicata en souvenir de la visite fort sympathique d'une association de jardiniers bretons par l'intermédiaire d'Alain d'arrosoirs et sécateurs.

Pour planter sans se planter

Et pour fêter la sainte Catherine, rien ne vaut une aubépine.

Pour planter sans se planter

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Automne

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Publié le 22 Novembre 2015

Nous partageons aujourd'hui un petit plongeon pour s'éclabousser de soleil dans les souvenirs de l'été en compagnie de Maryse et Jean-Luc du blog Au gré du jardin sous la houlette de notre éminente guide Hélène du Blog Rouge cabane. Notre découvreuse de trésors nous avait conviés à la rencontre du jardin d'Arpaillan dans le département de la Gironde. Nous sommes accueillis dans un cadre historique magnifié par des propriétaires amoureux des vieilles pierres et des jardins.

Le regard posé sur les massifs de l'entrée de la propriété rebondit de formes en textures dans une multitude de nuances de vert.

Quand les ramures murmurent aux murailles

Il se dégage des massifs à la fois de l'humilité par le choix de végétaux surannés comme l'aucuba mais aussi de la sérénité par la présence de nombreux persistants.

Quand les ramures murmurent aux murailles

Lorsque l'on pénètre sur la grande esplanade face au château, le regard s'ancre sur le pavillon-chapelle au pied duquel un rosier liane s'agrippe à un cèdre plus que centenaire.

Quand les ramures murmurent aux murailles

A l'aplomb de l'esplanade, le regard plonge vers le sous-bois éclairé par un cornus controversa variegata. Les scènes sont empreintes de naturalisme et l'on sent la volonté des jardiniers de respecter les lieux en ne manifestant leur intention jardinière qu'au travers d'interventions minimales mais déterminantes pour le paysage.

Quand les ramures murmurent aux murailles

Dans le sous-bois humide, les eaux sauvageonnes ont été apprivoisées pour former un ruisselet qui court, accompagné sur ses flancs de nombreuses variétés de fougères et de plantes marécageuses. Le tout faisant sûrement un terrain de jeu pour les elfes.

Quand les ramures murmurent aux murailles

Nous y découvrons une belle leçon de paysagisme qui sait jouer du naturel

Quand les ramures murmurent aux murailles

et qui intègre ici et là une touche d'apprivoisonnement comme cet érable en clairière.

Quand les ramures murmurent aux murailles

Pas de décoration présomptueuse non plus, juste quelques traits et des silhouettes.

Quand les ramures murmurent aux murailles

En remontant le versant on prend la mesure de la puissance du bâti dressé face aux frondaisons.

Quand les ramures murmurent aux murailles

La rencontre entre le végétal et le minéral ajoute encore à l'historicité du lieu.

Quand les ramures murmurent aux murailles

Aux abords de l'habitation les massifs font se cotoyer les simples et d'autres vivaces.

Quand les ramures murmurent aux murailles

Parfois des touches délicates de topiaires se figent dans l'immensité végétale,

Quand les ramures murmurent aux murailles

parfois ce sont des broderies florales qui posent des limites.

Quand les ramures murmurent aux murailles

C'est sur ce tableau de conifères qui mêle puissance et beauté que se fit la fin du voyage. Merci aux bienheureux propriétaires de nous avoir fait partager leur domaine et leur passion du jardinage au naturel en version XXL.

Quand les ramures murmurent aux murailles

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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Publié le 15 Novembre 2015

Pourquoi la liberté d'être, de faire et de penser peut-elle être à ce point insupportable à certains pour qu'en un instant ils déchainent autant de haine et de violence ?

Mourir d'être libres

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 8 Novembre 2015

La relation entre les graminées et les jardiniers est une longue histoire qui ne cesse de se renouveler. Tantôt maitrisée, choyée, tondue, elle se déroule en vert tapis. Tantôt haïe, traquée dans les moindres recoins du massif, elle finit dans le pourrissoir ou sur le bûcher. L'homme qui refusait de la voir s'insérer entre les pavés, la célèbre aujourd'hui au coeur de la cité et la laisse librement pousser. C'est au moment où elle agonise sous les pesticides qu'on lui laisse refaire le paysage urbain comme le souvenir lointain d'une nature qui nous était complice.

Il en est de même au jardin où le vent de la modernité s'associe à celui de la diversité et désormais fait danser les graminées.

On la retrouve dans les potées d'hiver en compagnie des heuchères.

Carex Prairie Fire, heuchère Delta Dawn et muehlenbeckia, adorable tapissante.

Carex Prairie Fire, heuchère Delta Dawn et muehlenbeckia, adorable tapissante.

Dans une autre potée, un lierre surgit de la chevelure bronze d'un carex comans, une scène intemporelle pour les quatre saisons.

Dansent les filles du vent et du soleil

Dans les graviers, c'est la rencontre contrastée entre des carex Ever Gold et des ophiopogons nigrescens.

Dansent les filles du vent et du soleil

Dans un massif de clairière les épis marbrés du carex plantaginea rythment l'avant scène.

Dansent les filles du vent et du soleil

Isolé dans un massif, le deschampsia fait flotter ces épis tôt dans l'été

Dansent les filles du vent et du soleil

et dévoile pour qui s'en approche en juin la délicatesse de sa floraison.

Dansent les filles du vent et du soleil

La diversité du genre ne se limite pas au port et à la floraison car les graminées savent aussi oser la couleur. On les voulait bleues et elles ont joué le jeu.

La variété Blue Intense de la fétuque est particulièrement intéressante car elle ne se creuse pas au centre et a une excellente résistance dans le temps.

Festuca gluca Intense Blue et helictotrichon sempervirens.

Festuca gluca Intense Blue et helictotrichon sempervirens.

Au détour du Taillis, telle une vision et comme électrisé par un rayon de soleil, le miscanthus Morning Light apparaît.

Dansent les filles du vent et du soleil

De leurs épillets nouvellement dressés quelques miscanthus Yaku Jima arborent dans le paysage une frise légère et dorée et ajoutent au massif une nouvelle dimension.

Dansent les filles du vent et du soleil

Comme une vague écumante, un miscanthus gracillimus semble s'être jeté sur la pointe d'un massif.

Dansent les filles du vent et du soleil

Plus tardifs les miscanthus Morning Light nous offrent dans la douceur automnale de novembre les délicates ciselures cuivrées de leurs épillets.

Dansent les filles du vent et du soleil

Lorqu'elles se regroupent et décident d'occuper le paysage, un vent de naturalisme souffle dans les massifs

Pennisetum alopecuroides et miscanthus Cabaret.

Pennisetum alopecuroides et miscanthus Cabaret.

et dynamise le paysage de leur graphisme.

Dansent les filles du vent et du soleil

Cette année, nous avons accueilli des panicum virgatum Squaw et déjà nous sommes séduits par la broderie de leurs floraisons.

Dansent les filles du vent et du soleil

Plantée déjà depuis une dizaine d'années, la stippa gigantea honore de sa magnificence l'espace japonisant.

Dansent les filles du vent et du soleil

Au coeur de l'hiver et dans le dépouillement général, comme les fumerolles d'un été consumé, elles affrontent la bise.

Dansent les filles du vent et du soleil

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hôtes du jardin

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Publié le 1 Novembre 2015

Aujourd'hui nous vous proposons un petit tour autour d'un arbuste que nous affectionnons pour ses métamorphorses au fil des saisons, le poncirus trifoliata. C'est un agrume qui aime s'aventurer au nord de la Loire puisque sa résistance au froid se situe aux environs de - 20°. Ajoutons à cela qu'il ne dédaigne pas les terrains calcaires et qu'en plus il ne connaît pas les maladies.

Au coeur de l'hiver, c'est un arbuste très graphique et minimaliste dont la ramure se dessine en une chevelure acérée.

Le poncirus dans tous ses états

Arrive le printemps et voilà son squelette qui se couvre de petits boutons nacrés tandis que pointent les petites feuilles de vert accidulé.

Le poncirus dans tous ses états

Quelques jours plus tard, des boutons nacrés s'ouvrent des pétales immaculés qui recouvrent l'arbuste d'un nuage blanc.

Le poncirus dans tous ses états

Au cours de l'été, l'arbuste fructifie laissant entrevoir au travers des rameaux épineux de petits agrumes verdâtres. L'automne arrivant, les fruits grossissent 

Le poncirus dans tous ses états

et comme par magie, des petits citrons apparaissent et se colorent de la même tonalité que le feuillage.

Le poncirus dans tous ses états

Enfin pour saluer ce week-end ensoleillé qui défie la loi des saisons, nous nous soumettons à l'épreuve de Marie-Claude du blog Un p'tit coin de nature en recherchant cinq roses dans le jardin.

Le premier, c'est la surprise de revoir la sauge Bethellii surgir du massif avec sa floraison automnale, nous pensions que comme d'habitude elle n'allait pas résister à l'hiver.

Le poncirus dans tous ses états

Le second, c'est la confirmation que le gaura est une vivace à toute épreuve à qui la canicule réussit bien et qui continue à semer ses papillons roses dans l'automne.

Le poncirus dans tous ses états

Le troisième, c'est la grâce de la coloration automnale de l'euonymus alatus à l'orée d'un massif.

Le poncirus dans tous ses états

Le quatrième, c'est le souvenir d'une sortie en normandie et la rencontre de la pépinière Sous Un Arbre Perché d'où nous sommes revenus avec la délicate Rabdosia longituba Momore.

Le poncirus dans tous ses états

Le cinquième, c'est notre rosier hyperactif Seafoam qui ne sait pas rester en place.

Le poncirus dans tous ses états

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hôtes du jardin

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Publié le 25 Octobre 2015

Une petite balade aux pépinières Champs Fleury et nous voilà happés par la coloration, la brillance et la fructufication d'un viburnum nudum Pink Beauty. Une petite pose dans les graminées pour la photo avant de rejoindre le pied d'un cercis aurea.

Coloriage dans le paysage

Une valeur sûre dans notre terrain argileux sont les heuchères. La palette de nuances de cuir et de violine d'une heuchère villosa s'accordera bientôt avec l'aralia variégata dans un printemps à venir.

Coloriage dans le paysage

Petit délire automnal et petite prise de risque avec l'accueil d'un jeune calycanthus qui n'est pas sensé vivre dans les terres froides et asphyxiantes l'hiver. On espère que le cercis auprès duquel il sera planté, le protégera de ses racines drainantes.

Coloriage dans le paysage

La palette du massif du talus qui fête don dixième automne enchante une des entrées du jardin.

Coloriage dans le paysage

Floraisons et frondaisons sont à l'unisson

Coloriage dans le paysage

et se mêlent en touches subtiles

Coloriage dans le paysage

tandis que les volumes taillés s'affirment dans la lumière rasante.

Coloriage dans le paysage

Le héron retrouvera bientôt son espace d'hivernage abandonnant sa complicité avec l'acer palmatum Trompenburg.

Coloriage dans le paysage

Une belle rencontre à l'orée du jardin paysage est celle de l'acer griseum au pied duquel danse une ronce tibétaine.

Coloriage dans le paysage

Dernière halte contemplative sur le banc qui sera bientôt rentré au sec.

Coloriage dans le paysage

Avant le grand endormissement, le jardin bleu se réchauffe sous les feuillages dorés.

Coloriage dans le paysage

Comme un tunnel solaire, l'allée d'ormes Saporo Gold nous fait voyager.

Coloriage dans le paysage

Au pied de l'hydrangea paniculata Bobo et d'un fuchsia ricartonii, le strobilanthes penstemonoïdes confié à notre terre par M. DAOUST va affronter son premier hiver mais pour l'instant nous profitons de sa belle floraison.

Coloriage dans le paysage

Toujours au rendez-vous depuis plusieurs années, la nérine offerte par Françoise du Jardin des violettes, éclabousse d'une touche de rose l'entrée de la maison.

Coloriage dans le paysage

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 17 Octobre 2015

Un moment longtemps attendu a été celui de la rencontre entre les ramures bleutées d'un elaeagnus et le ramage scintillant d'un paon azuré.

Dans la mouvance de l'automne
Dans la mouvance de l'automne

Tonifiés par cette émotion et par l'envie de belles couleurs automnales, nous avons planté un acer tataricum Hot Wings, de quoi enflammer le deuxième clos.

Dans la mouvance de l'automne

On y a ajouté une flambée de jaune avec un koelreuteria paniculata Coral Sun au pied d'une ronce tibétaine dorée que nous faisons ramper.

Dans la mouvance de l'automne

Taillés très court en août pour une remontée tardive en automne, les rosiers s'éclatent dans la lumière adoucie

Rosier Joli Tambour

Rosier Joli Tambour

et dans le décor doré de ronces tibétaines.

Rosier Pomponella

Rosier Pomponella

On demeure impressionné par la vigueur végétative et florale des dahlias d'"Excellence Végétale" au label rouge tel le dahlia Blankass.

Dans la mouvance de l'automne

Quant à la rencontre avec le dahlia Polka que nous avons baptisé "Roi Soleil". Ce fut le coup de foudre qui nous fit dépoussiérer l'image désuéte que nous avions des dahlias.

Dans la mouvance de l'automne

Ambiance plus naturaliste est la rencontre entre le jasmin doré et le lierre commun en pleine floraison.

Dans la mouvance de l'automne

Dans le jardin paysage, les ramures frémissent des premières couleurs automnales.

Dans la mouvance de l'automne

Dans le massif "Giacometti", les cotoneasters commencent à s'étaler au pied ce qui permettra bientôt de les travailler à l'horizontal.

Dans la mouvance de l'automne

Les graminées sont désormais à leur apogée et insuflent dans le paysage des notes de libre nature et de la sophistication en contre point.

Dans la mouvance de l'automne
Dans la mouvance de l'automne

L'automne, c'est un nouveau mouvement qui s'installe dans le jardin, ce n'est plus la pousse des végétaux qui le fait évoluer mais c'est le mouvement des couleurs dans les feuillages qui le fait avancer. L'automne est le temps de la contemplation.

Dans la mouvance de l'automne

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 11 Octobre 2015

Vendredi destination la Bretagne à l'appel du vent iodé et de la douceur de la côte morbihanaise aux environs de Carnac. Ils sont rares les temps où l'on fait des infidélités à notre jardin et c'est en catimini que l'on est parti.

48 heures chrono

Sur la plage abandonnée coquillages et crustacés qui l'eût cru déplorent la perte de l'été mais Brigitte ne connaissait sans doute pas les graminées qui dans le soleil d'octobre rivalisent d'éclat avec les reflets d'une mer bleutée.

48 heures chrono

Quel plus beau paysage pour un jardinier que celui d'une nature épurée, graphique comme l'ébauche d'un monde en devenir ou finissant.

48 heures chrono

Les dunes prennent des couleurs dorées où chaque tige, chaque brin d'herbe pigmente le paysage. S'en sont allés les parasols et les maillots colorés, les clameurs des baigneurs et les effluves d'ambre solaire.

48 heures chrono

Les petites herbes et les mousses ont retrouvées leur chemin après de longues semaines de piétinements de tongues et de sandales tandis que la lagure ovale n'a plus peur de finir en bouquet.

48 heures chrono

Et puis garder jusqu'au plus profond des yeux la lumière vibrante, les lignes qui se floutent, s'emmêlent et les surfaces qui s'émoussent. De quoi émoustiller l'imaginaire pour de nouvelles créations au jardin.

48 heures chrono

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 4 Octobre 2015

Ce week-end un nuage de chlorophylle s'est déposé sur la cité médiévale du Vieux Mans à l'occasion de la "Fête des plantes et de l'art au jardin".

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Les remparts léchés par une vague de massifs de graminées, d'arbustes et de vivaces fleuris sont déjà une invitation.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

L'entrée dans la vieille ville se fait par des escaliers qui cette année ont été le thèâtre d'oeuvres éphémères

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

qui invitent le passant à remonter des ruisseaux de pétales

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

et à descendre des rivières peuplées d'étranges créatures aquatiques.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Autour du parvis de la cathédrale de nombreux pépiniéristes ont étalé comme des damiers colorés les objets de nos envies.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Le soleil et la qualité étaient au rendez-vous.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Une atmophère favorable à de petites folies encore avivée par le décorum des façades qui font lever la tête jusqu'à la faire tourner. 

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

L'art floral est partout.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Et sur les pavés, les graminées !

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Il y a de quoi faire provision pour l'hiver de petits morceaux d'été à disperser dans le jardin.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Chaque année on les voit mais cela fait cher l'omelette.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Un passage devenu pour nous un rituel, la visite du stand "Arrosoir et Persil". Nos coeurs se sont mis à battre

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

quand on l'a vu. On l'a tout de suite imaginé perché sur un des elaeagnus de notre jardin bleu.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

En souvenir de cette belle matinée ensoleillée, un nandina domestica Lemon and Lime va rejoindre le jardin. C'est une variété que nous n'avions pas et qui va venir éclairer un espace ombré durant l'hiver. On a un petit faible pour les nandinas, ce sont des plantes graphiques, persistantes et légères à la fois.

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

Quant à elle, peut être rêve t'elle au prince charmant qui osera affronter l'épineux berbéris pour la faire princesse ? 

Quand les jardiniers des champs vont à la ville

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Publié le 27 Septembre 2015

Il y a des signes qui ne trompent pas comme la rosée et la fraicheur persistantes du matin, la lumière rasante de l'après-midi et les fructifications des arbustes. L'automne entre dans le jardin.

L'automne entre au jardin

Les floraisons se font plus discrètes et les reflets des feuillages s'atténuent.

L'automne entre au jardin

Les belles de l'ombre comme l'heuchère Bronze Beauty reprennent leur souffle après l'épuisante course effrénée du soleil.

L'automne entre au jardin

Dans la lande, les miscanthus élèvent leurs panaches tandis que les pennisetums taillés fin août font une remontée spectaculaire, l'exprience sera à renouveler.

L'automne entre au jardin

Berberis et rosiers paysagers remontent et se diffusent délicatement dans le paysage.

L'automne entre au jardin

La lumière matinale sublime le bleu profond de la sauge uliginosa 

L'automne entre au jardin

et modèle les formes dépouilées de leurs couleurs en multiples nuances de verts.

L'automne entre au jardin

Voilà un rosier qui porte bien son nom, c'est les Quatre saisons et que l'arrivée de l'automne ne semble pas impressionner.

L'automne entre au jardin

Plutôt discrètes jusqu'alors dans le clos des rosiers et des graminées, les filles du vent ondulent en généreuses brassées. 

L'automne entre au jardin

Les nuages colorés des rosiers se sont dissipés, il n'y a désormais plus dans le clos que quelques fumerolles fleuries.

L'automne entre au jardin

Doucement dans l'allée du tsunami, la voûte des ormes saporo gold s'émaillent de nuances dorées.

L'automne entre au jardin

Comme le signe d'une entrée dans l'automne, un vol de corbeaux s'est posé au jardin. Bientôt leurs croassements retentiront au dessus des champs labourés.

L'automne entre au jardin

Ce premier week-end d'automne a aussi été marqué pour nous par l'accueil au jardin de Judith et d'André-Claude du blog magical garden en compagnie de Maryse et de Jean-Luc de au gré du jardin. Pour les uns ce fut le plaisir de se retrouver, pour les autres le plaisir de se rencontrer. En prime nous eumes des petits morceaux de Champagne à planter dans le jardin et le fruit de la passion d'André-Claude, deux pots de miel car c'est un passionné d'apiculture.

L'automne entre au jardin

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