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Publié le 28 Janvier 2017

L'envie nous est venue de partager aujourd'hui avec vous l'aventure d'un espace particulier dans le jardin, notre cahute.

Il y a une dizaine d'années on s'était mis à rêver de cabane, de yourte comme un appel à ces souvenirs de l'enfance bâtisseuse dans les bois ou ailleurs. Cela correspondait aussi à la mode de l'osier tressé et du plessis.

Tout a commencé avec une ronde de brins d'osier fichés dans le sol à l'automne et reliés ensemble à leur extrémité.

Rêve de cahute

Quelques temps plus tard et après quelques tailles, la structure prenait forme dans le paysage avec une belle rondeur.

Rêve de cahute

Mais un an plus tard, les problèmes ont commencé car après un été particulièrement sec quelques pieds d'osier se sont desséchés. Nous avons alors fait appel à un autre élément pour la couverture et plusieurs pieds de lierre irlandais ont été plantés.

Rêve de cahute

Petit à petit la forme de la yourte a commencé à évoluer.

Rêve de cahute

 Les pieds d'osier restants se sont déformés et le lierre a pris d'assaut l'ensemble.

Rêve de cahute

Et même si sa forme n'était plus conventionnelle, nous trouvions que le temps l'avait rendue vivante.

Rêve de cahute

Et qu'au fil des saisons, l'éclat particulier du lierre faisait vibrer cette masse sombre

Rêve de cahute

Dernièrement on y a fait quelques aménagements de confort avec un tapis de lysimaque à l'entrée et l'éclairage à l'intérieur.

Rêve de cahute

Ainsi vit le jardin avec des idées, des envies et puis les végétaux s'en mêlent et font évoluer le projet. C'est dans cette subtile rencontre que la magie opère et que naît l'imaginaire.

Rêve de cahute

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Notre démarche

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Publié le 19 Juillet 2015

Il est en été une période au jardin parfois redoutée, un moment de transition qui fait basculer l'opulence des floraisons et du foisonnement dans une débâcle échevelée. Cette année, l'absence de pluie et les fortes chaleurs ont encore accentué le phénomène. Certains massifs plantés de rosiers, de roses trémières poursuivent vaille que vaille leur épanouissement sous l'ombre légère des arbres.

Clairière aux roses

Clairière aux roses

Cette période de flottement est aussi pour les jardiniers en vacances une belle occasion de remodeler le paysage, aérer, créer des perspectives en jouant de la cisaille et du sécateur. Les rosiers paysagers sont reformés à la cisaille dans l'attente de remontées. Voilà qui permet d'ajouter de nouvelles couches de broyage en attendant la pluie.

Clos fleuri

Clos fleuri

L'exubérance des touffes de miscanthus a été contenue par un cerclage pour ajouter de la verticalité et alléger l'espace. Nous avons pu pleinement nous adonner à la pratique sportive préférée du jardinier, celle de la chasse au liseron qui se fait en fonction du terrain, en rampant, à quatre pattes, à genoux !

Clos rosiers et graminées

Clos rosiers et graminées

Grâce à un hiver encore particlièrement clément, les gerbes de sauges Amistad s'élancent de nouveau dans le ciel azuré. Elles ont été également cerclées pour accentuer leur graphisme.

Lande

Lande

Les rosiers comme Ghislaine de Féligonde et Emera ont été retravaillés en dôme, seuls les gauras et les pennisetums alopecuroides ont conservé leur esprit de liberté.

Lande

Lande

Cinquante mètres de lande plus tard, nous arrivons enfin au bout du voyage en sueur mais bronzés !

Lande

Lande

En fait on l'aime cette période qui permet de jouer avec les formes où alternent bruyères, cistes, escallonias, berbéris et de créer du moutonnement.

Lande

Lande

Jusqu'où peut on aller trop loin ? On n'hésite pas à franchir les limites en intégrant un frêne qui joue les totems tentaculaires dans un massif. 

Tant qu'il y a de la taille il y a de la vie au jardin !

Le soleil plombe le jardin mais pas l'imagination du jardinier

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Notre démarche

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Publié le 14 Février 2015

Réminiscence de rocailles naïves ou reflet de haies en manque d'imaginaire, les conifères se sont souvent retrouvés mis au ban des jardins. Pourtant les ignorer c'est se priver d'alliés pour donner aux massifs des allures de paysage.

Chamaecyparis laws. Ivonne en été

Chamaecyparis laws. Ivonne en été

Pour ce faire les variétés naines n'ont pas leur pareil pour soutenir, souligner dans leur diversité l'écriture d'un massif.

Chamaecyparis laws. Ivonne en hiver

Chamaecyparis laws. Ivonne en hiver

Ajouter à cela leur permanence sans égal qui pour autant n'en est pas monotone et monochrome.

Juniperus scopulorum Blue Arrow

Juniperus scopulorum Blue Arrow

La palette n'est pas figée et se décline en vert, en jaune, en mordoré, en bleu et parfois sous l'effet du printemps, en colorations crèmes ou vert tendre sur les jeunes pousses.

Thuja Can-Can

Thuja Can-Can

Faciles à vivre et à associer, ils cotoient sans heurt bruyères, graminées, rosiers et vivaces de leur présence rassurante.

Thuja occ. Rheingold

Thuja occ. Rheingold

Ils adoptent naturellement des formes bien spécifiques mais se prêtent volontiers aux caprices et à l'imaginaire du jardinier sous l'effet du travail de taille.

Chamaecyparis laws. Ivonne, thuja occidentalis Golden Globe et pinus mugo

Chamaecyparis laws. Ivonne, thuja occidentalis Golden Globe et pinus mugo

D'autres ont des caractères qui les conduisent à sortir des sentiers et à se faire remarquables dans leur port statuaire.

Cryptomeria japonica Araucarioides

Cryptomeria japonica Araucarioides

Cryptomeria japonica Cristata

Cryptomeria japonica Cristata

Parfois même en se mimétisant dans l'ambiance du moment.

Cryptomeria japonica Elegans Viridis

Cryptomeria japonica Elegans Viridis

Cryptomeria japonica Elegans Viridis

Cryptomeria japonica Elegans Viridis

Où en développant des stratégies de pousse à nous en faire tourner la tête.

Cryptomeria japonica Spiralis

Cryptomeria japonica Spiralis

Et puis il y a l'espoir de voir un jour la frêle silhouette du sequoiadendron gigantea pendula se transformer en un spectre fantomatique qui errera sur la clairière.

De l'usage des conifères au jardin

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Notre démarche

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Publié le 8 Février 2015

Petite émotion quand pour la première fois les floçons de neige se sont posés sur le nouveau toit du colombier.

Les pots rouges débarquent

Mais l'épisode neigeux fut de courte durée et le week-end s'annonçait jardinier avec en tête un projet coloré. Notre terrain de jeu, l'espace japonisant que nous voulions dynamiser et rendre un peu moins sage. Pour ce faire quelques pots rouges plus tard, l'idée faisait son chemin dans le jardin.

Les pots rouges débarquent

L'ambiance de l'espace japonisant étant plutôt à la taille, on a décidé d'utiliser des pinus mugo qui depuis plus de six ans étaient en culture drastique dans des petits containers avec juste le minimum vital.

Les pots rouges débarquent

L'idée étant qu'ils vieillisent précocement dans un sol appauvri et se développent en bonsaï naturel.

Les pots rouges débarquent

Pour accueillir ces nouveaux venus, les bruyères ont été taillées en coussin en contre point des pots carrés.

Les pots rouges débarquent

C'est une nouvelle strate colorée qui s'installe au jardin comme une ligne de force pour le massif.

Les pots rouges débarquent

Osons la couleur au jardin l'hiver, c'est ce que se sont dit aussi les héllebores

Les pots rouges débarquent

et les chatons du noisetier.

Les pots rouges débarquent

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Notre démarche

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Publié le 18 Octobre 2014

Les massifs s'éclaircissent alors les idées jaillisent.

Le massif de la clairière aux roses est à son apogée en juin et juillet. 

Massif en apesanteur

Octobre arrive et met le feu dans les feuillages mais annonce aussi les dernières floraisons. Le massif fleuri s'essouffle. Partant du principe que la vie au jardin ne doit pas s'arrêter, comment faire perdurer le spectacle ? Dans le massif de la clairière aux roses, il y a bien quelques boules de persistants via les buis, les ifs et un abelia Francis Mason. Mais ce petit monde persistant est encore bien jeune et ne suffit pas à rythmer les lieux. Pour redonner une dynamique et du relief il fallait de la structure en hauteur. Le choix s'est porté sur des ligustrums jonandrum taillés en boule et en demi-tige.

Massif en apesanteur

Ils vont se plaire chez nous car ils adorent être chatouillés par la cisaille et ils ont une pousse vigoureuse, on devrait s'entendre.

Massif en apesanteur

Le seul petit bémol serait un hiver particulièrement rigoureux car ils sont annoncés pour moins 13°, on tentera des protections.

Massif en apesanteur

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Notre démarche

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Publié le 11 Octobre 2014

Dans chaque pierre il y a un instant d'éternité. Parfois maudite par le jardinier lorsqu'elle l'empêche de planter, il se plaît parfois à l'accueillir dans son jardin comme un ancrage du temps.

Les pierres au jardin ont une histoire. Celles qui marquent l'allée du massif austral constituaient autrefois le pavage d'une étable, combien de générations de vaches y sont passées pour les polir ainsi de leurs sabots ?

La permanence au jardin

Quoi de plus charmant que quelques marches de pierres moussues et lêchées par une frise de lierre. Un souvenir de trente ans déjà que nous avons réalisé pour faire se rejoindre deux parties du jardin.

La permanence au jardin

Gardée par deux heuchères, une pierre venue d'Ecosse se tapit dans un coin. Une pierre offerte à un Noël et qui fut prétexte à la réalisation d'un micro paysage.

La permanence au jardin

Le père Noël Ecossais a encore récidivé et cette fois là la pierre avait été travaillée et sert d'abreuvoir aux oiseaux.

La permanence au jardin

Jamais deux sans trois, encore un morceau d'Ecosse qui trône fièrement dans le massif de la fontaine.

La permanence au jardin

Devant l'entrée de la maison, il y a ce bloc d'ardoise qui était déjà là avant notre arrivée. Combien de fois nous y sommes nous assis face au soleil ?

La permanence au jardin

Devant la maison, il y a aussi cette petite auge de pierre et les oiseaux l'adorent.

La permanence au jardin

Encore une réalisation maison, un muret de pierre séche assailli par les géranuims et les gauras.

La permanence au jardin

Il y a un architecte qui disait qu'il y a deux moments importants dans la vie d'un bâtiment : le premier, c'est le jour où sa construction est achevée et le second, c'est quand le lierre atteint le faitage.

Pour nous pierre et lierre sont intimement liés et participent à la notion de permanence des lieux faisant que ce qui est semble avoir toujours été.

Il n'empêche que le lierre demande beaucoup d'attention et qu'il faut régulièrement calmer ses ardeurs !

La permanence au jardin

Ou le circonscrire sur un territoire bien déterminé.

Face au végétal qui varie sans cesse avec le temps, la pierre a cette constance rassurante et apaise le jardin.

La permanence au jardin

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 21 Septembre 2014

La fin de l'été est une période où le paysage du jardin est marqué par le flouté des graminées et des floraisons exubérantes qui développent des ambiances vaporeuses propices à la rêverie.

Mais il arrive parfois qu'au détour du chemin une forme se révèle, réveillant le regard qui s'y arrête. Ces petits instants sont importants dans le jardin car ils en rythment le cheminement.

Il s'agit ici de la première arcure d'une haie d'acers qui sépare les clos.

Alors, en forme !

Comme une vasque d'où jaillissent des jets, la fontaine végétale anime l'espace engazonné. Elle est constituée de buis et de cupressus dorés qui commencent à s'agiter et qu'il faut maitriser. Par contre les jets sont longs à monter.

Alors, en forme !

Inspiration du temps où les paysans faisaient le paysage avec des haies basses contreplantés d'arbres de jet.

Alors, en forme !

Une haie basse qui laisse entrevoir une succession de cornus taillés en plateau

Alors, en forme !

dont le feuillage panaché constitue des formes lumineuses qui éclairent cet espace ombragé. 

Alors, en forme !

A ces plateaux de lumière, s'associe la forme incertaine et sombre de la cahute faite de lierre et d'osier.

C'est une autre façon d'aborder le jardin que de jouer avec les formes et de faire du jardin sculpté.

Alors, en forme !

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 13 Septembre 2014

C'est à la mi-septembre quand les graminées s'affirment et que les rosiers remontent que la Lande s'éprend de liberté.

Pomponella, le rose et Sea Foam, le blanc sont deux rosiers paysagers adaptés au voisinage des graminées et des bruyères. Ils sont nerveux, souples et très florifères.

Promenons-nous dans la Lande

Les floraisons des rosiers sont appuyées parfois par des fructifications. Ainsi les boutons de Sea Foam cotoient les boules blanches de la symphorine Magical Galaxy. Symphorine-rosier, une idée d'association pas vraiment réfléchie mais que nous avons envie de développer.

Promenons-nous dans la Lande

Dans certaines parties de lande, les rosiers selon leur variété sont à des stades différents. Ils sont soit en floraison, soit en forme après avoir été taillés à la cisaille. 

Promenons-nous dans la Lande

Cela permet d'avoir une plus grande lisibilté dans le massif par la création de rythme dans la forme et dans la couleur.

Promenons-nous dans la Lande

A une extrémité de la lande, des sauges Amistad s'associent aux graminées et leur tiennent tête tout autant que le rosier Sea Foam qui âgé de quatre ans se dresse maintenant en grimpant arbustif.

Promenons-nous dans la Lande

La lande qui se développe sur plus de cinquante mètres de longueur est traversée de passages pour créer des lignes de fuite sur d'autres parties du jardin.

Promenons-nous dans la Lande

Mais dans les vues transversales, c'est un paysage fleuri et flouté qui s'étend sous nos yeux.

Promenons-nous dans la Lande

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 16 Août 2014

De nos périgrinations jardinesques et estivales, nous sommes revenus la tête pleine d'idées, de projets et d'envies.

C'est ainsi que ce week-end, nous avons décidé de retravailler notre allée de topiaires et surtout tenté de réanimer un espace pris dans les racines de trois jeunes ormes Saporo Gold. Nous avions tenté d'y insérer quelques buis qui ont rapidement déclaré forfait.

Et c'est dans ces moments là que l'on se remémore des scènes vues dans d'autres jardins. Et si l'on ajoutait un peu de verticalité dans cet espace enserré d'arbres ?

Et voilà que l'on se rappelle le jardin Ma Maison où des poteaux sont utilisés pour marquer des points de vue ou délimiter des zones.

Petite note graphique dans le jardin
Petite note graphique dans le jardin

Dans le jardin du musée du quai Branly à Paris créé par Gilles Clément, une palissade serpente parmi les graminées et ajoute un effet dynamique fort plaisant.

Petite note graphique dans le jardin

Quelques pieux de châtaignier plus tard récupérés chez un voisin, voilà notre idée plantée dans le jardin.

Petite note graphique dans le jardin
Petite note graphique dans le jardin

Et dans notre élan et pour la perspective, nous avons retravaillé le topiaire des cotoneasters rampants version Giacometti.

Petite note graphique dans le jardin
Petite note graphique dans le jardin

Tandis qu'à l'autre bout nous avons reformé nos poufs de loniceras.

Petite note graphique dans le jardin

Et pour finir des nouvelles de notre clos aux herbes dans laquelle l'association graminées-rosiers commence à s'exprimer.

Petite note graphique dans le jardin

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 13 Avril 2014

Une échappée en Bretagne dans la forêt de Brocéliande nous a un jour conduit sur les traces de Merlin l'Enchanteur. Il flottait dans cette forêt druidique comme un air de légendes dont nous ne sommes pas revenus indemmes.

Plus tard c'est dans le jardin que nous avons voulu traduire ce que nous avions pu ressentir. Alors est née le projet de la clairière d'Or avec l'idée d'utiliser un bosquet d'érables que nous avions plantés quelques années auparavant en guise de décor et d'établir au pied des zones de persistants dorés.

1er mai 2010

1er mai 2010

L'aventure a commencé en 2009 en travaillant fortement les arbres en transparence pour  retrouver de la lumière et accentuer l'effet visuel des troncs.

La clairière d'Or ou le souffle de Merlin

A leur pied nous avons progressivement implanté une colonie d'euonymus de diverses variétés, essentiellement des fortunei Emerald Gold et fortunei Blondy.

La clairière d'Or ou le souffle de Merlin

Nous y avons également associé quelques bruyères et des heuchères.

La clairière d'Or ou le souffle de Merlin

Pour flouter la rigidité du tronc des certains érables, nous avons planté des chévrefeuilles sylvestres.

La clairière d'Or ou le souffle de Merlin

Une fois de plus on s'est aperçu dans ce projet que le jardin c'est aussi l'école de la patience. En effet les euonymus ont mis du temps à s'intaller et l'effet "clairière d'Or" dont nous rêvions est resté bien pâle durant quelques années.

La clairière d'Or ou le souffle de Merlin

Aujourd'hui ce lieu commence à nous faire rêver et l'on aime venir le contempler. Peut-être un jour y surprendons-nous Merlin ou des elfes ? C'est ça aussi le jardin.

La clairière d'Or ou le souffle de Merlin

Car au printemps la magie est partout !

La clairière d'Or ou le souffle de Merlin

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Rédigé par Duo Jardin

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