Au pays du granit, le jardin de Trez-Bihan
Publié le 8 Février 2014
C'est à Landaul, petit village du Morbihan que nous sommes allés en août à la rencontre du jardin de Trez-Bihan. Un lieu qui en 2000 n'était que ruine et friche et que les propriétaires amoureux de vieilles pierres et de jardins ont ressuscité en le marquant de leur empreinte.
Nous sommes chaleureusement accueillis dans la cour de la grande longère dont les murs austères sont réchauffés par les rouges et les vermillons des floraisons.
Les éléments comme le puits et l'auge nous rappellent à la mémoire du temps.
Le jardin s'ouvre sur la perspective d'une grande allée et invite à la promenade.
Les hydrangéas, Bretagne oblige, sont les premiers à nous saluer.
Passée la première porte, surprise nous nous retrouvons dans une ambiance florentine, presque baroque et animée par des jeux d'eau.
C'est à cette occasion que nous avons craqué pour ces picéa glauca conica et l'automne venu nous en avons planté au jardin.
L'ensemble crée un style atypique à la fois rustique et sophistiqué.
Nous voilà dans le verger enchanté où des rosiers grimpants écarlates enlacent des pommiers tiges comme un petit clin d'oeil au jardin d'Eden.
Nous y avons aimé l'opulence et la variété des feuillages ponctuées de floraisons discrétes mais éclatantes.
C'est un jardin qui fourmillent de cheminements et de structures, un jardin où l'on aime se perdre.
Nous y avons aussi aimé la mise en scène étagée des feuillages déclinés en gammes de couleurs.
Un dernier coup de coeur pour l'orme fastigié doré dont nous sommes toujours en quête.
Un jardin rafraichissant comme une fontaine bretonne d'où s'écoule la sérénité d'une passion.