Le jardin La Maison ou quand le style anglais est revisité
Publié le 7 Août 2014
En ce début d'août, c'est à Mégrit dans les Côtes d'Armor que notre quête de beaux jardins nous a menés. C'est dans un petit coin retiré de Bretagne que nous sommes allés à la rencontre du jardin La Maison orchestré par Clare Oberon, architecte paysagiste qui est tombée amoureuse de ce domaine il y a maintenant plus de vingt ans.
Nous avons tout de suite été séduits par son accueil chaleureux, son accent britannique et l'atmosphère que dégageait la grande cour gravillonnée avec un premier coup de coeur pour la belle et lumineuse Chionochloa.
Le ton était donné dans une ambiance naturaliste créée par une démarche expérimentale.
Clare Oberon nous a fait partager son cheminement tout au long de la visite en s'attachant à nous montrer l'intérêt de telle ou telle plante ou d'éléments de mise en scène.
Nous sommes loin des mixed-borders mais plutôt sur un jeu qui semble spontané de volumes, de textures et de couleurs.
Il y a beaucoup d'élégance dans ce jardin avec une recherche d'harmonie en lien avec des plantes qui sont toutes adaptées à un sol granitique et sec.
Elles sont un véritable faire valoir à la façade.
La fontaine est aussi traitée dans une dimension naturaliste et épurée, elle a été pour nous une belle source d'inspiration.
De belles ambiances où se mêlent les gris bleutés et les jaunes dorés.
Encore un petit coup de coeur pour ce persicaria de rocaille : le vaccinifolium.
Création d'un joli point de vue avec le cerclage d'une ancienne roue de charette.
Des ambiances de prairie fleurie structurée succédent au jardin de graviers avec de belles associations de verbascums et de graminées.
Et des massifs construits autour de plantations d'arbres.
Un potager cerné par une série de topiaires et de traverses de bois grisé.
Quelle belle association font ces phlomis herbacés et ces stipas tenuifolia.
Ce fut un beau voyage au pays de la légèreté, de l'élégance et une belle leçon de paysagisme.