Comme des toiles d'automne, le jardin François
Publié le 15 Novembre 2014
Comme un prémice à la belle journée que nous allions vivre entre jardiniers passionnés, Françoise et Jean du jardin des Violettes avaient organisé notre rencontre avec le jardin François en compagnie d'Hélène de Rouge Cabane et de Maryse et Jean-Luc de Au gré du jardin.
C'est un jardin de deux hectares situé dans l'Orne au coeur du Perche et qui sert d'écrin à une belle ferme percheronne. Tout comme le maître des lieux, la cour d'entrée est accueillante et pleine de surprises pour cette mi-novembre.
Comme des contreforts arrondis, les choisyas Sundance s'accordent aux nuances ocrées des murs. Solanums, hebes, orangers, passiflores ne songent même pas à hiverner et prolongent le souvenir de l'été.
Sitôt la cour quittée, c'est un jardin paysage qui s'offre au regard et qui met en résonnance la touffe de graminée à nos pieds avec la colline boisée de l'horizon.
L'émotion se prolonge devant l'équilibre des mises en scènes qui jouent subtilement entre le structuré et le flouté. Ces jeux là on les adore.
Aux abords de l'habitation, la part belle est faite aux persistants qui générent des scènes permanentes.
La lande constituée pour une bonne part de bruyères d'hiver forme un imposant tapis et l'on se prend à l'imaginer en pleine floraison.
Comme en écho aux fumerolles blanches des épillets de miscanthus, une arche japonisante s'étire au dessus d'une pièce d'eau. Que dire d'autre sinon se laisser emporter ...
Enorme coup de coeur pour cette variété d'euonymus qui nous était jusqu'alors inconnue où la fructification s'accorde à la couleur du feuillage. Il semblerait qu'il s'agisse d'un euonymus carnosus.
Flash automnal pour cette rencontre qui réunit David et Goliath.
Couleurs, textures, tailles et formes se mêlent et s'emmêlent comme la palette du peintre à la fin d'un tableau.
Et toujours des massifs comme autant d'hommages à l'automne.
Quand des hydrangeas rencontrent un acer, ils se racontent des histoires de soleil levant et nous on les écoute.
Comme une coulée, la lande semble vouloir se déverser dans les gradins de l'amphithêatre. Donner vie à une scène végétale en lui imprimant du mouvement n'est-ce pas là un beau rêve de jardinier !
La magie semble être la maitresse des lieux dans ce jardin et nous sommes tombés sous son charme.
Un jardin que l'on a parcouru comme on rêve où l'inspiration souffle sur chaque lieu. Ce fut pour nous une belle leçon de paysage. Merci à vous M. FRANCOIS pour votre accueil et votre gentillesse. Promis la prochaine fois que l'on vient, ce sera avec une bouteille de Jasnières.












