Pour que ne rouillent pas les outils
Publié le 24 Janvier 2015
Dans l'été, le kolkwitzia maradco avait brutalement perdu ses feuilles et avait continué à se dessécher cet automne. Le givre, lui avait redonné vie en cristallisant son squelette mais nous savions que l'effet serait éphémère. Pour le remplacer, nous avons accueilli un pistacia terebinthus pour sa fragrance particulière et un choisya sundance pour son feuillage lumineux.
On croise les doigts pour ces nouveaux venus car ils craignent les grands froids les premières années.
Non loin de là et toujours en situation protégée, on a craqué pour l'arbutus Marina qui a non seulement des fruits comestibles plus gros que la variété type mais aussi un bois magnifique qui vieillit dans les tons rouge-orangé.
Et puis dans la foulée, un prunus Maackii Amber Beauty a rejoint les topiaires de loniceras. Quel plaisir ce sera de voir briller son écorce ambrée au soleil !
Et comme l'hiver il faut bouger au jardin pour ne pas s'engourdir, des pieds de lierre ont été installés sur des poteaux pour le travailler en colonne.
Et puis le soleil qui poursuivait sa course nous a conduit dans la lande pour un remodelage. Les graminées ont été taillées à l'exception bien sûr des carex qui n'apprécient pas du tout cette plaisanterie.
On a aussi innové dans la taille des bruyères que nous trouvions trop ébouriffées. On se l'est joué à la japonaise en privilégiant la forme aux fleurs, on verra bien au printemps.
Le problème de l'hiver au jardin ce n'est pas tant le froid que la briéveté des journées. Et oui à 17h30 il faut plier bagage mais on y reviendra demain.
Oh que oui en hiver il y a toujours de la vie au jardin.

