Quand la Bretagne s'éprend du Levant
Publié le 14 Janvier 2017
Quelle chance vous voilà repartis avec les tour-opérators du club des cinq dans leur circuit breton avec en exclusivité l'escale en juillet aux jardins de Ker Louis aux abords du cap Fréhel dans les côtes d'Armor.
D'emblée nous nous sommes sentis privilégiés car c'est à titre exceptionnel que Louis et Michèle ont ouvert les portes de leur paradis, le jardin étant fermé à partir de juillet.
C'est sur deux hectares que Louis imprime sa passion pour les végétaux depuis plus de trente ans. Une passion végétale qui l'a conduit jusqu'en Birmanie à la découverte d'espèces rares. Même si la saison les rendait discrets à notre regard, il y a dans ce jardin plusieurs centaines de rhodos et de camélias qui vivent dans une terre acide à faire pâlir d'envie les amateurs d'érables que nous sommes.
Ce qui nous a semblé fantastique c'est que ce jardin est le produit de la réflexion et du travail d'un autodidacte qui a démarré avec devant lui un champ.
Et c'est sur un principe de cheminements et de perspectives qu'il a construit le jardin
en s'appuyant sur de la taille systématique en transparence et ça, ça nous a plu.
Un petit clin d'oeil à Rouge cabane avec cette version bretonne qui baigne dans les fougères géantes.
Avec la canicule, les scènes rafraîchissantes étaient les bienvenues et comme l'érable nous aurions aimé avoir les pieds dans l'eau.
On a apprécié les jeux de couleurs qui ne sont pas sans rappeler une certaine Gertrude Jekyll
et le travail de taille qui nous emmène au pays du soleil levant.
Le point d'orgue du jardin est cette scène paysage qui a surgi au détour d'un sentier et qui nous a fortement émus.
Elle est le rêve d'un jardinier heureux puisqu'il l'a réalisé.
C'est une belle leçon de paysages que l'on a vécu ce jour là.
Merci à Louis et Michèle de nous avoir fait partager si généreusement leur passion.