Chronique d'un choc émotionnel ou la rencontre avec le Grand Launay
Publié le 13 Août 2013
Les vacances sont aussi pour nous l'opportunité de partir à la rencontre des jardins et sur notre route dans les côtes d'Armor nous avons rêvé pendant deux heures dans le jardin du Grand Launay.
Jean SCHALIT, initiateur et maître du lieu nous a accompagné dans son monde, un monde orchestré par la taille et la pensée.
Dès les premières scènes, le souffle du soleil levant imprime son rythme dans la nature et dans la composition du paysage.
Comme à l'image de cet escalier allégé par les volutes des astilbes, le cheminement dans le jardin exprime la sérénité.
Le jardin joue avec les lignes et les perspectives pour nous emmener toujours plus haut.
Il nous emmène au paradis où le serpent de buis se love au pied des pommiers.
La vision est sublime et le temps suspendu.
Même les bancs y ont des allures de trône.
Tout n'est que calme, beauté et harmonie,
entre la pierre et le végétal
entre le végétal et le métal.
La lumière, la matière, les lignes, tout y est magnifié.
Et parfois les perspectives semblent échapper à la raison.
Un lieu intemporel où la contemporanéité côtoie le XVIIème siècle dans le flou des graminées et des arbustes sculptées.
Un lieu où Daniel BUREN, peintre et sculpteur, à l'occasion d'une manifestation artistique a marqué son empreinte en déviant le cours d'une ligne d'eau en hauteur.