De l'usage des conifères au jardin
Publié le 14 Février 2015
Réminiscence de rocailles naïves ou reflet de haies en manque d'imaginaire, les conifères se sont souvent retrouvés mis au ban des jardins. Pourtant les ignorer c'est se priver d'alliés pour donner aux massifs des allures de paysage.
Pour ce faire les variétés naines n'ont pas leur pareil pour soutenir, souligner dans leur diversité l'écriture d'un massif.
Ajouter à cela leur permanence sans égal qui pour autant n'en est pas monotone et monochrome.
La palette n'est pas figée et se décline en vert, en jaune, en mordoré, en bleu et parfois sous l'effet du printemps, en colorations crèmes ou vert tendre sur les jeunes pousses.
Faciles à vivre et à associer, ils cotoient sans heurt bruyères, graminées, rosiers et vivaces de leur présence rassurante.
Ils adoptent naturellement des formes bien spécifiques mais se prêtent volontiers aux caprices et à l'imaginaire du jardinier sous l'effet du travail de taille.
D'autres ont des caractères qui les conduisent à sortir des sentiers et à se faire remarquables dans leur port statuaire.
Parfois même en se mimétisant dans l'ambiance du moment.
Où en développant des stratégies de pousse à nous en faire tourner la tête.
Et puis il y a l'espoir de voir un jour la frêle silhouette du sequoiadendron gigantea pendula se transformer en un spectre fantomatique qui errera sur la clairière.