Ange ou démon ...
Publié le 13 Septembre 2015
Notre première rencontre avec l'aralia remonte à quelques années dans une haie en Bretagne et nous avions été séduits par son graphisme, un tronc droit comme une canne enchassée d'épines, un feuillage ample et découpé à la manière d'une fougère arborescente. A la fin de l'été, elle développe de grandes panicules d'une multitude de petites fleurs en ombelles.
Il y a deux ans, la pépinière Champ Fleury nous offrait la variété Variegata de l'aralia.
Moins vigoureuse que l'aralia type, c'est un arbuste remarquable qui s'inscrit magnifiquement dans un massif à mi-ombre en apportant des frises de lumière par son feuillage marginé de crème.
Avec la fin de l'été, de grandes corymbes se développent
et rosissent avec le temps ajoutant une touche vaporeuse.
Sa qualité automnale est indéniable quand elle se mêle aux autres floraisons.
Et pourtant cet ange a une réputation de démon chez certains jardiniers qui la considère envahissante parce que la belle aurait tendance à faire quelques rejets de la variété type. Il est vrai qu'elle rejette parfois mais le phénomène est tout à fait maitrisable et ne justifie pas le fait de se priver de sa présence.
Pour les angoissés de l'invasion, il existe la variété cordata Sun King qui est une vivace au feuillage jaune doré avec une floraison blanche en fin d'été. Il y a peu de temps que nous l'avons adoptée et elle commence juste à se développer mais les débuts sont prometteurs.
Enfin pour Danielle qui se reconnaîtra, un gros plan rien que pour elle de l'indigotier dont la floraison remonte avec les dernières pluies.