Faits et gestes printaniers
Publié le 7 Mai 2016
Pour répondre à la petite pointe estivale qui s'est installée dans le week-end, nous avons choisi la flamboyance d'une potée composée de deux heuchères Berry Marmalade et d'un jeune phormium.
L'idée nous est venue aussi de faire résonner les feuillages des physocarpus avec des collerettes colorées d'heuchères. Le physocarpus Amber Queen se voit ceinturé d'heuchères Caramel et le physocarpus Diable d'Or s'est entouré d'heuchères Palace Purple et Bronze Beauty.
Tandis que pour éclairer une bordure ombrée de viburnums et de fuchsias, nous avons fait appel à nos tout terrain de l'ombre, les euonymus japonica Variegata
qui n'ont pas leur pareil pour raviver des espaces impossibles en sous-bois.
Sur la partie est, en bordure de grange, la floraison du cognassier a échappé aux gelées et s'associe à celle du malus pleureur et bientôt à celle du viburnum Rhytidophyllum.
Dans le massif ouest, le cotinus Grace commence à déposer ses pétales pourprés.
Un petit plus aujourd'hui avec un massif que nous avons peu l'occasion de présenter, c'est celui du taillis où se mêlent fougères et feuillages colorés. A noter que le millet des bois (Milium effusum Aureum) supporte parfaitement l'ombre.
Dans la Lande, les berbéris stenophylla lancent leurs hampes dorées.
Rien de tel que des heuchères fleuries pour rythmer des massifs printaniers. Et oui les heuchères on les aime !
Une concurrente arbustive du lysimaque doré, c'est la symphorine x chenaultii Brin de Soleil pour ceux qui aime le jaune flashy. En arrière plan, la spirée Gold Fountain entâme ses arabesques blanches.
Avec le fatsia le réveil se fait tropical.
La gelée n'a pas eu raison de toutes les têtes de la pivoine arbustive.
Et dans le jardin, le peuple des sang-froids se réchauffent ce qui ne nous empêche pas de garder le nôtre.