Eloge de la sobriété
Publié le 16 Septembre 2018
A défaut d'avoir à arracher l'herbe, le jardinier s'arrache les cheveux en attendant la pluie et de faire les comptes après un été plus qu'ensoleillé.
A l'heure où la plupart des surfaces herbeuses se sont minéralisées, les massifs apparaissent aujourd'hui comme des oasis.
Dans le massif à l'extrémité de la Lande qui n'a jamais été arrosé, les survivors se nomment berbéris, conifères, graminées, rosiers, ... .
Les berbéris dont la fibre pionnière s'exprime au travers de leurs épines sont à la hauteur de la situation et aucun ne courbe l'échine.
Les épines en moins, il en va de même pour les euonymus, les abellias, les kokwitzias sous une ombre légère.
Le fatshedera a hérité de la résistance du lierre lors de son croisement avec celui-ci.
Même si les remontées sont diffuses, les rosiers sont familiers de ces situations difficiles. Les graminées, elles se jouent du soleil et dansent dans le vent asséchant.
En potée ou en liberté, le lierre persiste et coûte que coûte poursuit son chemin.
Agréable surprise, le mahonia Soft Caress, dont le feuillage lacinié nous faisait craindre le pire, se comporte en bon mahonia en ne demandant rien.
Les nandinas en ont profité pour se colorer plus qu'à l'accoutumée et cette fois-ci ils seront bien rouges.
Les nandinas n'ont jamais été arrosés si ce n'est 2-3 fois pour ceux plantés au printemps.
En situation aride, le courageux rosier Parfum d'Evita a encore la force de nous délivrer son merveilleux parfum de muguet.
Et c'est là que l'on apprécie les potées où se mélangent succulentes, conifères et sédum.
L'avenir est là ... plus de 50 degrés à certains moments et pas une n'a bronché.