Résiste, prouve que tu existes !
Publié le 19 Août 2020
Comme après le passage d'Attila sur un champ de bataille, sécheresse et canicule ont transformé de nombreux espaces du jardin en visions apocalyptiques. Faisons fi des viburnums effeuillés, des sambucus grillés, des annabelles qui ont perdu la tête, sans parler de l'herbe qui semble n'avoir jamais existé. Il y a de la résilience au jardin comme chez les jardiniers et on prend l'option positive en montrant ce qui peut donner l'envie de poursuivre.
Sur le chemin de l'espérance verdoyante, nous pouvons citer le Muehlenbeckia complexa traité ici en élévation et que nous avons redécouvert grâce à Florence du blog L'oeil et la main. Sa délicatesse et sa fragilité apparente cache en réalité une grande capacité à affronter le sec et le chaud.
Sur le chemin de la résistance nous avons aussi rencontré les nandinas
qu'ils soient comme ici 'Fire Power' ou 'Gulf Stream'. Face à cet été qui ne sera peut-être plus exceptionnel, ils sont restés stoïques, voir ont sublimé la coloration de leur feuillage.
Les hostas ont également été surprenants. Nous les savions résistants en pot mais de là à imaginer qu'ils accuseraient les coups de chaleur sans coup férir, voilà une belle surprise qui va nous inciter à développer ce mode de culture dans les massifs.
Nous avions des craintes pour notre petit chouchou, le Fagus sylvatica 'Mercedes', un cadeau de nos amis jardiniers auprès des pépinières Hennebelle. Bien abrité et parfois brumisé, c'est sans encombre qu'il passe l'été.
Les physocarpus opulifolius 'Little Devil' et 'Diabolo' ont parfaitement tiré leur épingle du jeu. Nous n'en dirions pas autant d''Amber Queen' qui s'est montré languissant.
Il est pour nous un champion chez les Ceratostigma willmottianum, c'est la variété 'Forest Blue'. Beaucoup plus trapu, plus florifère et plus résistant à la chaleur que le type.
Tel un phare incandescent, c'est depuis plus de deux mois que le canna signale la Lande pourpre et tout ça sans arrosage.
Même si les fortes chaleurs en ont limité la profusion, les rosiers restent les maîtres de la couleur en cette fin d'été.
Un peu de poésie et de légèreté quand le rosier Rush se met à évoluer dans la ramure du Frangula alnus 'Asplenifolia'.
La faille, un massif qui nous a surpris. Tout était contre lui avec une exposition plein sud, une terre marneuse et beaucoup de plantations récentes avec des berbéris, des euonymus, des choisyas et des cistes. La solidarité a dû jouer, tout ce petit monde a résisté avec seulement quelques arrosages.
Globalement les persistants comme les ifs, les ligustrums jonandrum, les abélias continuent à marquer leur présence et sont là pour nous rappeler que le jardin peut être vert.
Actuellement Overblog est confronté à un problème dans la gestion des commentaires. Il nous est actuellement impossible de répondre. Dommage car les blogs sont aussi des lieux d'échanges.











