J'ai descendu dans mon jardin
Publié le 5 Mai 2013
Pour suivre les empreintes chaque jour plus nombreuses laissées par le printemps.
Pour un parcours comme l'accomplissement d'un rite et toucher de la main ou des yeux les formes renaissantes.
Pour des visions imaginées qui apparaissent par le travail et la complicité végétale.
Pour contempler la beauté de l'éphémère qui perdure par le cycle des saisons.
Pour s'évader vers d'autres scènes et jouer aux paysages à venir.
Pour retrouver l'acer palmatum seiryu qui avait quitté son pot il y a un an et choisi la liberté au risque de se brûler à la terre calcaire, à priori la liberté lui va bien.
Pour profiter encore de notre diffuseur végétal qui nous inspire de ses senteurs
Pour caresser les fines aiguilles du jeune pin de l'himalaya succédant au malheureux pittosporum tombé sous les coups hivernaux de 2012.
Pour succomber à la magie noire d'une beauté obscure qui attend le passage des Saints de Glace avant de s'aventurer.