La photographie, relais de l'émotion au jardin ?
Publié le 15 Avril 2019
Dans les massifs ça chuchotait fort et de toute part, une agitation bien compréhensible car le jardin accueillait ce jour là Philippe Perdereau, célèbre photographe des jardins. Il en a été de même pour nous quand nous avons appris sa venue il y a quelques jours. Les 24 heures que nous avons passées ensemble nous ont permis de découvrir un homme de talent et d'une grande érudition. Il est aussi quelqu'un de généreux et Mme Duojardin qui se passionne pour la photo a pu profiter des enseignements du maître. Lorsqu'il nous a montré quelques photos qu'il avait fait du jardin nous avons été impressionnés du résultat et peut-être un jour les découvrirez-vous. Pour nous, une belle rencontre humaine et chaleureuse qui nous incite a être encore plus sensibles à l'esthétisme et à la création d'ambiances.
Nos deux cerisiers ont revêtu leur tenue d'apparat pour accompagner les dernières floraisons des narcisses.
Dans l'espace japonisant, les acers étirent tout en délicatesse leurs premières feuilles colorées.
Les topiaires de loniceras et de buis se remettent lentement de la sécheresse automnale. Pour l'instant la pyrale nous a oubliés.
Un passage particulièrement parfumé en ce moment par la présence du viburnum carlcephalum tandis que le rosa chinensis commence sa floraison.
Après les prunus, c'est la floraison des malus qui commencent et toujours aussi luxuriante celle du malus Everest.
Plus discrète au cours de la saison, c'est au printemps qu'elle se révèle, la symphoricarpos chenaultii Brain de soleil.
Explosives au printemps, les heuchères Caramel donnent en ce moment le meilleur d'elles-mêmes.
Après une dizaine d'années passées en pot et la plupart du temps délaissé, notre exachorda The Bride savoure la liberté.
On les aime les berbéris et comment ne pas succomber sous le duo de choc Admiration et Orange Rocket.
Comment réanimer un coin d'ombre sèche ? Il suffit de récupérer dans son couloir des aspidistras poussiéreuses et délaissées et de les lâcher dans le massif en question. Un petit peu d'arrosage et la luxuriance apparaît soudainement. Nous avons découvert sur un site japonais que les aspidistras pouvaient supporter des gelées jusqu'à moins 10°. Nous avons fait l'expérience à moins 2° et ça fonctionne, elles n'ont pas bronché.
Petit coup de coeur printanier pour l'iris tectorum variegata qui a été long à s'installer mais à la floraison si gracile. Après information donnée par Martine du jardin d'En Galinou, il s'agit en fait de l'iris japonica variegata, on la remercie pour cet éclairage.
Relooking du coin compost, résultat d'un vif débat entre le Duo jardinier, avec la mise en place d'un mur de rondins.
Enfin l'arrivée d'une création florale qui pour nous symbolise l'amitié d'amis jardiniers. Il nous reste à trouver une belle touffe de carex buchananii ou d'elymus pour la mettre en scène.
