Sortez les tapis !
Publié le 1 Mai 2016
Aujourd'hui c'est les yeux sur terre que nous vous proposons d'avoir en allant à la rencontre de quelques couvre-sol printaniers. Leur intérêt est multiple, d'un point de vue pratique ils aident à limiter les adventices et d'un point de vue esthétique ils participent aux mises en scène.
L'un des premiers couvre-sol que nous avons adopté est le lysimaque doré. Chaque printemps c'est un rouleau de moquette dorée qui se déroule dans le jardin. Cette lumineuse invasive a cependant un système racinaire très superficiel qui permet facilement d'en maitriser l'expansion.
Un autre tapis qui ne laisse pas indifférent et que nous avons commencé à tisser dans le jardin est celui produit par l'ajuga reptans Multicolor aux tonalités de feuillage variant du vert au crème en passant par le rose, un tapis de douceur surmonté au printemps de chandelles bleutées.
Moins tempétieuse que sa grande soeur, la vinca minor Alba sait discétement se faufiler pour jeter ici et là sa floraison légère et immaculée comme un ciel étoilé sur le sol.
Elle existe aussi en version pourprée, c'est la vinca minor Atropurpurea.
Et pour ajouter de l'éclairage à des coins d'ombre, la vinca minor Illumination tissera sa toile verte et dorée.
En ombre claire de sous-bois, le géranium macrorrhizum rose apporte ses notes buccoliques en toute simplicité et en toute rusticité.
Et s'il vous venait l'envie d'un sous-bois japonisant, le graphisme du pachysandra en formerait le tapis.
Et pour finir une petite découverte auprès des pépinières du Champ Fleury, le tolmiea ou plante poule poussin car elle forme des stolons qui s'échappent de la plante mère. Longtemps cultivée à l'intérieur comme plante d'appartement, elle est beaucoup plus à l'aise dans nos jardins. Chez nous elle a supporté l'hiver et les gelées printanières. Elle se comporte et s'utilise comme une heuchère.