Publié le 29 Août 2015

Les épisodes caniculaires de l'été s'ils ont parfois été des sources d'inquiétude pour le jardinier, ils auront aussi mis sous les projecteurs des plantes qui jusqu'alors vivaient dans l'ombre des stars. Combien de beautés en effet dans les massifs se sont retrouvées sous la morsure du soleil comme fétus de paille.

Au début de l'été, l'envie nous est venue d'ajouter dans nos massifs, un mouvement de fleurs des champs, un petit brin de folie, une bouffée de gaieté. C'est alors que nous est apparue la bidens, une vivace frileuse, cultivée comme une annuelle et dont l'origine mexicaine la supposait prête à affronter la rigueur de l'été. 

Hommage à la simplicité, la bidens

Dans un massif nous avons choisi les variétés jaunes en associant la bidens Peters Gold Carpet au port couvre sol avec la bidens ferulifolia Flowerson au port dressé. Plutôt timides les premiers temps après la plantation, c'est ensuite un nuage doré qui s'est posé tout l'été parmi les heuchères et les conifères.

Hommage à la simplicité, la bidens

Dans l'espace japonisant, la bidens a été de nouveau complice de nos envies dans l'idée de créer un mouvement de brouillard parmi les bruyères et les pots de conifères. La bidens a cette particularité de mêler densité et légèreté dans sa floraison.

Bidens ferulifolia Pirate's Pearl

Bidens ferulifolia Pirate's Pearl

Elle a à la fois un caractère sophistiqué tout en étant empreinte d'humilité, en quelques mètres carrés, elle nous transporte dans des prairies fleuries.

Hommage à la simplicité, la bidens

Notre quête de bidens nous a aussi conduit vers une variété plus rustique et plus haute qui s'installe tranquillement, en espèrant cependant que l'hiver lui sera clément.

Bidens heterophylla

Bidens heterophylla

Dans les potées son port champêtre et sa résistance à la sécheresse ajoute des petits coins de nature à la terrasse.

Au jardin comme ailleurs, c'est souvent la simplicité qui répond aux situations complexes.

Hommage à la simplicité, la bidens

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Coups de coeur

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Publié le 23 Août 2015

C'est avec du retard que nous entrons dans le jeu de Marie-Claude du blog Un ptit coin de nature qui nous invitait à ouvrir la porte pour contempler notre paysage immédiat. Chose faite doublement car il y a deux entrées : coté sud, c'est un cheminement fleuri bordé d'une haie qui s'étire jusqu'au perron. 

Quand j'ouvre la porte

Coté ouest, c'est l'entrée par la véranda où le deck fait office d'escalier et fait face au colombier.

Quand j'ouvre la porte

C'est le lieu privilégié entre dedans et dehors pour les pauses café.

Quand j'ouvre la porte

On ne peut s'empêcher de poursuivre l'exercice pour aller à la rencontre de la lande qui se remet de la sécheresse. Les miscanthus n'ont pas souffert mais les pennisetums ont dû recevoir une coupe en brosse pour la séance photo. Quant aux sauges Amistad, deux hivers cléments leur ont donné des ailes ou du moins des échasses car elles culminent à plus de deux mètres.

Quand j'ouvre la porte

Un petit clin d'oeil aux rosiers Bukavu qui depuis quatre mois et malgré les conditions extrêmes remontent, remontent ...

Quand j'ouvre la porte

et font concurrence au rosier Buff Beauty que chatouillent les miscanthus.

Quand j'ouvre la porte

Enfin un plaisir à déguster après deux ans d'attente, c'est la floraison de l'Angelica gigas

Quand j'ouvre la porte

et une découverte qui nous ferait aimer les dahlias, c'est Noir Désire planté au printemps qui sans arrosage culmine à plus d'un mètre cinquante en une splendide brassée, capable de rivaliser avec les rosiers arbustifs. Voilà de quoi penser à de nouvelles associations pour le futur.

Quand j'ouvre la porte

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Eté

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Publié le 15 Août 2015

Au cours de l'odyssée du trio blogueur en Aquitaine, il y a eu étape en Dordogne dans le jardin d'Ingrid du blog le paradis d'une passionnée. Dès notre arrivée, nous avons tous été conquis par la magie de son sourire, de sa bonne humeur et de son accueil chaleureux, soutenue en cela par son mari Joël.

Toujours troublant de marcher dans des lieux que la fréquentation d'un blog a rendu familiers à nos yeux.

Situé au bord d'un canal et à l'aplomb d'une falaise rocheuse et boisée, le jardin s'étire comme une vaste clairière et par sa maturité impose sa belle présence. 

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Nous sommes aussitôt séduits par l'atmosphère qui se dégage de la rencontre entre les scènes végétales et les touches décos. Il se crée une harmonie qui invite le promeneur à voyager dans l'imaginaire,

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

à s'attarder sur des lieux mystérieux comme la cabane à la toiture végétalisée qui lorsque l'on ouvre la porte se révèle être un véritable cabinet de curiosités.

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Au fur et à mesure nous découvrons moult essences végétales et de beaux spécimens. Ici la terre est profonde et le canal n'est pas loin. Le visiteur en accrochant du regard des détails comme ce vieux vélo posé contre un tronc face à deux chaises se prend à se raconter une histoire.

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Au détour d'un massif, c'est un tipi d'osier tressé qui manifeste l'habileté de la jardinière.

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Magiques aussi sont les associations comme cette rencontre entre le ginko et un massif de rudbeckias

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

ou ce jeu de lignes graphiques entre les éléments du salon de jardin épuré et les tiges du fenouil.

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Toujours en touches subtiles le mélange des feuillages, des formes et des couleurs pour un effet rayonnant.

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Qu'il est beau cet accord entre les rameaux du cèdre pleureur et ceux du cotoneaster.

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Et pour ajouter encore à la mise en scène, la jardinière développe aujourd'hui de nouveaux talents et s'éprend de taille,

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

même le junipérus n'en revient pas !

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

Et si certains développent plusieurs cordes à leur arc, la jardinière développe plusieurs jardins dans son environnement dont un petit jardin fleuri, soigné, coloré et brodé de haies basses de topiaires, un petit bijou qui nous a fait craquer.

Merci mille fois, Ingrid et Joël de nous avoir ouvert les portes de votre paradis. Il a été pour nous comme un livre de contes. On y a entendu de belles histoires, on y a parcouru les scènes comme de belles images.

Il y a comme cela des journées joyeuses empreintes de convivialité et de partage ...

Il nous en restera aussi des souvenirs à planter dans notre jardin.

Il y a de jolis contes dans le jardin d'Ingrid

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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Publié le 7 Août 2015

Les aventures estivales du trio blogueur Rouge Cabane, Au gré du jardin et Duojardin se sont poursuivies dans le domaine aquitain d'Hélène. Peut-être bientôt plus célèbre que celle du Canada, séquence émotion lorsqu'elle nous est apparue pour de vrai.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Quelle ne fut pas notre surprise en découvrant un jardin verdoyant et accueillant alors qu'à entendre la jardinière nous allions à la rencontre d'un jardin sinistré !

Niché dans la campagne, en lisière de forêt et dans une région magnifique, nous pénétrons dans un hâvre de paix.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Il est toujours émouvant de passer de l'autre côté de l'écran et de marcher dans des lieux que l'on a fait défiler. Et l'on comprend mieux le combat entre la jardinière et la roche car sur une grande partie du terrain, les blocs de pierre sont à fleur de terre.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Mais de ce chaos primitif, à force de ténacité et d'imagination, Hélène est parvenue à créer un paysage. Patiemment elle le modèle par la taille dans un mouvement de moutonnement à l'esthétisme indéniable.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

On mesure le travail accompli lorsque l'on sait que chaque végétal planté a nécessité moult coups de pioche et nombre de pierres déplacées.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Et comme un défi à la rudesse du lieu, l'hydrangea Anthony Bullivant, trône devant la maison et bénéficie de toutes les attentions.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Pas étonnant que dans ces conditions extrêmes de jardinage, l'on trouve l'espace ressourçant de l'ombre d'un noyer.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Fenouils, lavandes et graminées plantent le décor du jardin sec

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

face à la frise des hydrangeas dans un joli contraste.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Et tel l'arbre à palabres, on se souviendra longtemps de ces moments chaleureux et animés sous le grand acacia que nous retrouvions pour les repas entre deux visites de jardins. 

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Le jardin c'est aussi de la terre et de l'imaginaire et Hélène cultive en ce lieu un projet pharaonique, redonner vie à un pavage enfoui. Nous sommes sûrs qu'Hélène ne perdra pas haleine et qu'un nouveau paysage naîtra.

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

Un très grand merci Hélène, tu nous as ouvert tes portes, ta passion pour ton jardin et ta région. Tu nous a conduits de découvertes en découvertes, merci pour ce temps que nous avons vécu comme suspendu. 

Un petit clin d'oeil en final, merci de nous avoir présenté notre futur lieu de villégiature, qu'il est beau ce moulin !

Un jardin qui n'a pas à rougir, c'est celui de Rouge Cabane

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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Publié le 2 Août 2015

Il y a trois ans nous avions accueilli Jeannette et Pierre du jardin de la Marotte lors d'une rencontre jardinière. Descendant en Aquitaine cet été, une escale dans leur domaine avait été concoctée par Hélène de "Rouge Cabane" en compagnie de Maryse et de Jean-Luc du blog "Au gré du jardin".

C'est dans la cour où trône un gigantesque choisya doré que se firent les chaleureuses retrouvailles. 

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

Et une fois de plus, nous sommes époustouflés par l'enthousiasme de notre hôte transportée par sa passion.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

Nous sommes entrainés par notre guide dans un cheminement de l'opulence où malgré la sécheresse, le vert domine ponctué par les floraisons remontantes.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

Nous sommes surpris par la richesse végétale du jardin et les connaissances botaniques de la jardinière.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

Au détour d'un sentier, nous croisons un beau spécimen de fagus sylvatica tricolor

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

et des cornus à l'âge respectable.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

Nous avons rencontré aussi de belles écorces comme celle de ce betula nigra

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

ou celle de l'acer griseum.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

On a craqué pour ce viburnum Pragense avec ses feuilles étroites et brillantes.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

Difficile aussi de ne pas résister au graphisme du feuillage du tilia Henryanna.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

C'est toujours émouvant d'être dans un jardin empreint de maturité et de côtoyer arbres et arbustes dans l'âge de la plénitude. 

A l'heure où souvent les jardins suivent les modes et le diktat des tendances, qu'il est bon de se retrouver parfois dans des jardins au naturel modelés par le temps.

A l'image de cette rose qui d'ailleurs se prénomme Jeannette, nous avons été conquis par ta généréosité, ta simplicité et tu es pour nous l'exemple même de la persévérance.

La Marotte, un jardin que le temps accompagne

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Rédigé par Duo Jardin

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