Publié le 30 Janvier 2016

Le ciel était éclaboussé de soleil, la route sentait bon l'été, nous étions entre blogueurs jardiniers et encadré par notre guide Rouge Cabane et en ... vacances.

Ce jour là c'est Ginette qui nous accueille dans son ancien domaine viticole que depuis plus de 60 ans elle métamorphose en un jardin de passion.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

Comme le laboureur de la fable, elle a construit et continue à construire avec toute son énergie l'oeuvre de sa vie.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

C'est un jardin modelé par l'instinct jardinier qui a évolué au fil des connaissances acquises

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

pour le faire terrain de jeu de formes et de couleurs.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

La variété des vivaces est impressionnante. D'ailleurs à ce propos on recherche le nom de cette vivace à la hampe fleurie.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

Dans l'ambiance dense et exubérante, des espaces de respiration se dessinent comme ce banc adossé à un sophora pleureur.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

Il y a un jeu de feuillages et de textures permanent

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

qui se dévelope dans une naturelle harmonie

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

mais toujours dans des ambiances singulières.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

Et quand s'y ajoute la couleur, c'est une touche de raffinement qui s'y inscrit.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

C'est une belle idée que nous reprendrons sûrement, l'association conifère et lierre.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

C'est un jardin de paysages dont les facettes nous sont apparues aussi nombreuses que les anedoctes que Ginette nous contait.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

Un grand merci à vous Ginette pour nous avoir fait partager votre art instinctuel du jardin.

Le jardin de Lusseau, un jardin d'instinct et de passion

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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Publié le 23 Janvier 2016

Dans l'imaginaire jardinier, le sureau porte en lui l'esprit des lieux à l'abandon, des haies redevenues sauvages. Aujourd'hui ce pionnier des friches, apprivoisé par des pépinièristes a droit de cité au jardin.

La brute sauvageonne s'est métamophorsée en multiples silhouettes gracieuses aux ramages colorés, parfois délicatement découpés.

C'est ainsi que sont apparus dans le jardin les nuages violacés des sambucus Guincho purple.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

C'est une variété qui a conservé toutes les qualités de robustesse de ses ancêtres et qui peut aussi bien se conduire en cépée, en tige, voire en vivace si à la sortie de l'hiver on le rabat à la base pour profiter de son feuillage pourpre noir lustré.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Sa floraison en ombelle rose et vaporeuse se détache en contraste de son feuillage.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

En automne, les ombelles cédent la place à des grappes de fruits violacés qui font la joie des oiseaux.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Pour les jardiniers qui rêvent d'érables japonais dans leur terre argileuse et calcaire, le sambucus Black Lace a tout pour les séduire avec son feuillage lacinié aux reflets noirs.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Un autre usage du sambucus est d'utiliser des variétés marginées comme le sambucus Madonna nuancé de jaune et de crème pour éclairer des parties de haies.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Notre première rencontre avec le sambucus Pulverulenta remonte à une vingtaine d'années au jardin des Renaudies et nous avions été éblouis par son feuillage éclaboussé de blanc.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Au jardin nous l'avons installé il y a une dizaine d'années et travaillé en transparence pour sublimer son dôme lumineux que réhausse sa floraison immaculée.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Quant au sambucus Racemosa Plumosa Aurea, son introduction au jardin fut plus délicate pour la bonne raison qu'il ne se comporte pas comme un sureau. Il a besoin d'un terrain drainé et d'un ombrage clair. Au soleil, il jaunit mais roussit. Trop à l'ombre, il ne jaunit pas. Il faut ajouter à cela qu'il est extrêment sensible aux vents asséchants.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Mais quand toutes ces conditions sont réunies, il développe une silhouette particulièrement élégante et lumineuse, entre acer et fougère.

Sambucus, la mauvaise réputation réhabilitée

Le monde des sambucus surfe sur la vague des tendances au jardin pour son coté naturel, graphique, sans souci et pour les jolis contrastes qu'apportent son feuillage.

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hôtes du jardin

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Publié le 16 Janvier 2016

Un tour de manivelle sur la roue crantée du temps et nous revoilà quelques mois en arrière dans la douceur girondine entourés d'amis blogueurs. Et c'est à l'initiative d'Hélène du blog Rouge Cabane que l'on se retrouve à Caudrot au coeur du jardin de Rose. C'est un grand jardin de village, ceint de murs et planté d'une noble demeure.

Il y a toujours une émotion à imaginer ce qu'il y de l'autre coté du grand portail et là lorsqu'il s'est ouvert, nous découvrons un monde végétal choyé par des soins permanents.

Le jardin d'une jardinartiste

Même le potager n'échappe pas à l'envie de mise en scène et à la fibre artistique de la jardinière.

Le jardin d'une jardinartiste

Le jardin est ici un prétexte à la création et dans les massifs évolue l'insolite.

Le jardin d'une jardinartiste

Nous y avons salué une belle collection d'hostas en pots qu'accompagnaient de magnifiques fougères arborescentes.

Le jardin d'une jardinartiste

Nous retiendrons le rythme de cette composition accentuée par le graphisme de parasols qui ont aussi la bonne idée lors des épisodes caniculaires de protéger les hydrangéas Annabelle.

Le jardin d'une jardinartiste

Ici les scènes sont théâtralisées par les formes et l'opposition des masses.

Le jardin d'une jardinartiste

On a craqué pour les minis nénuphars qui transformaient la vieille vasque en pièce d'eau.

Le jardin d'une jardinartiste

Beaucoup de coins du jardin appellent à des ambiances particulières au fort accent austral.

Le jardin d'une jardinartiste

Il y a toujours un détail, un objet qui renvoie à la poétique des couleurs 

Le jardin d'une jardinartiste

ou à l'imaginaire du promeneur lorsque se dresse devant lui, entre les tiges de la prêle géante, un totem au visage rougi.

Le jardin d'une jardinartiste

A la fin du périple, le voyageur reçoit comme un présent cette rêverie du soleil levant.

Le jardin d'une jardinartiste

Un grand merci à vous Rose de nous avoir entrouvert votre univers sur lequel vous veillez avec beaucoup de passion et d'imagination. Nous avons vécu en vos lieux un délicieux moment qui nous a transportés aux quatre coins du monde et surtout dans la rêverie.

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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Publié le 9 Janvier 2016

Il y a au jardin des plantes qui sont bonnes à tout faire et les heuchères et leurs petites soeurs, heucherella et tiarella sont de celles là. Peu exigeantes sur la nature du sol, elles s'adaptent à de nombreuses situations. La multitude de variétés qui composent ce genre fait chanter leurs feuillages tout au long de l'année car elles sont pour la plupart persistantes.

L'une de nos favorites est l'heuchère Caramel dont les teintes mordorées évoluent au fil des saisons et se bouture facilement. 

Les cendrillons du jardin

C'est une familière des sentiers qu'elle réveille de sa présence.

Les cendrillons du jardin

Elle vagabonde sur le pourtour des massifs les ponctuant de tâches colorées.

A gauche, l'heucherella Brass Lantern qui développe au printemps des nuances de cuir fauve et de bronze, au centre l'heucharella Tapestry au veinage rougi et à droite Heuchera Sugar Plum aux nuances pourpres et cendrées.

Les cendrillons du jardin

Groupées, elles composent des scènes colorées, s'associant ici au feuillage découpé des fatshederas.

Les cendrillons du jardin

Et là dans les graviers des heucheras zipper flirtent avec le lierre et des graminées.

Les cendrillons du jardin

Leur adaptabilté et leur permanence les invitent aussi à sortir des massifs et à s'installer dans les potées qu'elles illuminent durant la période hivernale.

Les cendrillons du jardin

Ici une tiarella à la jolie floraison en compagnie d'un carex bronze.

Les cendrillons du jardin

Là ce sont les reflets argentés de l'heuchère Sugar Plum qui embrassent les dorures de l'euonymus fortunei Emerald Gold.      

Les cendrillons du jardin

Ou encore l'heucharella Brass Lantern qui réchauffe le thuja whipcord.

Les cendrillons du jardin

Un coup de coeur pour l'heuchère Bronze Beauty, une version XXL d'heuchère que l'on a associé à un fatsia et dans lequel s'est glissé la tige fleurie d'un anthriscus sylvestris ravenswing.

Les cendrillons du jardin

Ses hampes florales sont aussi impressionnantes et culminent à plus d'un mètre de hauteur.

Les cendrillons du jardin

Impertubables dans l'hiver, le givre ajoute encore aux heuchères une touche délicate à leurs feuillages décoratifs. Les cendrillons deviennent alors des princesses ...

Les cendrillons du jardin

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Hôtes du jardin

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Publié le 2 Janvier 2016

En janvier un jardin de brumes pétrifiées livrait à la contemplation un paysage de sulptures diaphanes.

Les douze coups de l'année

En février la couleur vint à manquer, quelques pots rouges comme un appel au changement.

Les douze coups de l'année

En mars le flambeau de la sève montante s'est rallumé faisant jaillir les premières étincelles de pétales.

Les douze coups de l'année

En avril les massifs s'éclairent sous les flamèches dorées des lysimaques réveillés.

Les douze coups de l'année

En mai le souffle printanier a atisé la chorophylle et l'a mise dans tous ses états.

Les douze coups de l'année

En juin l'été fait déferler les envies de liberté et les graminées dans les rosiers.

Les douze coups de l'année

En juillet comme un reflet du ciel azuré le jardin bleu est né.

Les douze coups de l'année

En août les vagues de chaleur harassent et le jardinier fait souvent terrasse.

Les douze coups de l'année

En septembre les fraicheurs matinales reverdissent le jardin assoupi.

Les douze coups de l'année

En octobre les premiers feux de l'automne se sont allumés.

Les douze coups de l'année

En novembre entrent en scène les persistants.

Les douze coups de l'année

En décembre le tilleul comme un symbole de la mémoire du jardin a encore gravé un cercle de croissance dans son tronc pour clore l'année.

Les douze coups de l'année

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Evénements jardin

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