Publié le 12 Octobre 2020

Dans le jardin ragaillardi par les premières pluies automnales, les cyclamens se font les messagers d'un renouveau coloré.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Quel plaisir de retrouver une végétation alerte et fleurie comme les abélias, les asters et les sédums.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Le grand tapis vert vient de nouveau lécher les pieds de la Lande. Arbres, arbustes et vivaces reprennent doucement leur souffle.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Tandis que le bégonia Dragon Wing Red commence à tirer sa révérence, le Prunus incisa 'Kojo-no-mai' interpelle en couleur les hydrangéas.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Incognito tout l'été dans le massif de la Table Ronde, l'Hamamélis intermedia 'Arnold Promise' s'embrase.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Dans la ramure du Rhus typhina 'Tiger Eyes', ce sont des oiseaux de feu qui se sont posés.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Dans le massif de la Table Ronde, à tous les étages l'automne insuffle sa palette.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

C'est dans une ambiance vaporeuse et verdoyante que le Cornus florida 'Cherokee Chief' manifeste son tempérament de braise auquel font écho les épis des persicaires. Cette année nous avons rabattu entièrement les persicaires, un mois et demi plus tard, ils étaient à nouveau en fleurs.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

C'est après une visite dans le jardin de Marie que l'envie de potées de loropetalums nous est venue. Leur feuillage chocolaté est raccord avec celui du cotinus.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Le petit peuple de l'ombre s'agrandit d'un membre avec le Fatsia polycarpa 'Green Fingers', son feuillage finement découpé s'associe bien à celui des fougères.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Le percement d'une baie nous a conduits à revisiter la moitié d'un massif car l'arrière est devenu un devant. Situé à l'aplomb d'un fossé, on compte y faire ruisseler deux Parthenocissus tricuspidata 'Veitchii' parmi les fougères, les euonymus, les nandinas et les berbéris.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Nous commencions à avoir des problèmes de cohabitation avec le rosier liane de l'entrée de la maison, on lui a gentiment fait comprendre qu'il y avait des limites à ne pas dépasser. Va savoir pourquoi, on est beaucoup plus tolérant avec la distanciation concernant la clématite.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

Serait-ce un signe climatique mais nous avons de quoi nous échauffer pour les semaines à venir.

C'est l'automne, ouf on reprend son souffle.

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Automne

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Publié le 21 Septembre 2020

Il y a quelques jours, une envie de Bretagne, de vert et de fraîcheur nous a conduits dans le Finistère avec dans notre quête le jardin de Kériel. Il y a déjà un certain temps que ce jardin créé par Guénolé et Gaston éveillait notre curiosité. Et c'est très gentiment après leur journée de travail qu'ils nous accueillirent chaleureusement. Le portail franchi, comme Alice, nous nous retrouvons dans un ailleurs hors du temps où les végétaux se plient à l'imaginaire.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Tout y est construit, savamment orchestré pour emporter le visiteur dans un voyage où chaque étape se décline en tableau paysage comme ici le jardin de mousse caressé de la lumière filtrée par les chaumes des bambous. Le flouté des touffes d'Hakonechloa jouent gaiement avec la rigueur des topiaires.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

L'eau est présente au jardin et on la retrouve ici sous la forme d'un bassin bordé d'une rive en galets et d'un enrochement où s'accrochent les végétaux. L'effet est particulièrement réussi avec beaucoup de naturel et de légèreté.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

La taille et le travail de transparence subliment les végétaux et confèrent à l'ensemble l'expression d'une nature apaisée. 

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Quand la lumière se met à jouer avec la rondeur des moutonnements et les bois dénudés, le jardin se fait onirique. Quelle belle source d'inspiration !

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Les cheminements peuvent se faire précieux et les lieux propices à la méditation par la subtilité des nuances végétales.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Surplombant le bassin, le junipérus étire ses plateaux en nuages, du grand art.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Guénolé a aussi la passion des bonsaïs et ils s'inscrivent dans le paysage comme autant de tableaux vivants. A noter le graphisme de la structure qui vient en contre point de l'ensemble et qui l'ancre dans son environnement.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Les styles se juxtaposent sans se heurter comme ici où la cohérence de la mise en scène est assurée par le caractère accentué du graphisme.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Les jardiniers sont parfois des faiseurs de rêves et on s'est plu à rêver sur ce tableau végétal. Il faut dire que Gaston est un chineur invétéré qui finit toujours par trouver l'objet qui va sublimer une mise en scène.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Taillés en transparence les bambous se font claustras à claire-voie créant ainsi des chambres végétales ouvertes.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Le jardin conduit parfois à vouloir réaliser des rêves un peu fou, c'est ce que Guénolé et Gaston ont fait en créant un espace circulaire demi enterré de style rocailleux. Ils en ont fait le paradis des mousses, des fougères, des saxifrages, ...

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

La diversité végétale y est impressionnante et l'on y ressent une symbiose parfaite avec le minéral. L'idée est absolument géniale.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

Il y aurait encore d'autres mondes à explorer dans ce jardin comme la grande mixed border, la diversité des rhododendrons et des azalées. Oserait-on imaginer leurs plateaux taillés lorsqu'ils sont en pleine floraison. Nous n'avons pas non plus évoqué la passion dévorante de Guénolé pour les hémérocalles et ses belles créations.

Un grand merci à tous les deux pour votre disponibilité. Quel merveilleux moment nous avons passé à découvrir votre délire végétal. Nous avons ressenti avec beaucoup d'émotions tout la passion que vous distillez dans ce lieu. Quel beau moment de partage.

Là où le Levant se lève, le jardin de Kériel

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Chez les autres

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Publié le 13 Septembre 2020

A défaut de pluie le pluviomètre s'enivre du parfum des roses.

En attendant la pluie

Plein sud et dans une ambiance d'ombre claire, les plantes compagnes de l'entrée de la maison assurent toujours l'accueil en cette fin de saison. A noter notre petit coup de coeur l'Hebe pimeleoides 'Quicksilver' à l'extrême gauche de la photo.

En attendant la pluie

Le Passage Austral bénéficie non seulement d'un environnement protégé mais il a eu droit à des arrosages. Pour le moral du jardinier, face à la sécheresse ambiante il nous semble important de privilégier quelques espaces où les rosiers remontent et où perdure un soupçon de luxuriance.

En attendant la pluie

A couvert des frondaisons arbustives et nouvellement installés, Nandina domestica 'Otanfunanten' et Sedum 'Purple Emperor' font connaissance.

En attendant la pluie

Les deux Cupressus arizonica 'Fastigiata' ont chacun développé leur personnalité tandis que le Juniperus chinensis 'Blue Alps' préfère jouer les profils bas.

En attendant la pluie

Dans le massif de la Table Ronde, la floraison de l'Aster novi belgii 'White Lady' annonce la fin de l'été.

En attendant la pluie

Pas facile de vivre l'été sur le Talus quand on est un végétal, des épimédiums et la Rubus calycinoides California en ont perdu les feuilles.

En attendant la pluie

Dans l'ombre sèche, il n'y a guère que les cyclamens pour arborer fièrement de la couleur.

En attendant la pluie

Le Malus 'Red Obelisk' nous a délivré une belle fructification malgré une taille plutôt osée au printemps.

En attendant la pluie

Au pied du Parrotia et du Clerodendron trichotomum, fougères, aspidistras, euonymus, ... ont vécu l'été en toute discrétion, tandis qu'en arrière scène les physocarpus ponctuent le paysage.

En attendant la pluie

Ambiance mi floutée mi graphique pour cet espace où se mêlent Cupressus sempervirens 'Totem', divers conifères, Rubus Thibetanus, euonymus, ... .

En attendant la pluie

Il y a quelques rescapés dans l'épisode des remontées, en particulier pour les rosiers Laguna et Quatre saisons. Qu'ils en soient remerciés.

En attendant la pluie

Le peu se fait précieux.

En attendant la pluie

Cette année la rencontre rosiers graminées n'aura été que de courte durée, les premiers ayant déclaré forfait dès la mi-août. Il y aura peut-être une revanche à prendre en octobre si la pluie le veut.

En attendant la pluie

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Rédigé par Duo Jardin

Publié dans #Eté

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Publié le 5 Septembre 2020

C'est dans le Berry que notre envie de vert nous a conduits cette semaine. Et c'est en bonne compagnie avec Jean-Luc et Maryse du blog Au gré du jardinFlorence du blog De l'oeil et la main et Hélène du blog Rouge cabane que nous sommes allés à la rencontre des jardins berrichons. Il en est un que depuis longtemps nous voulions découvrir, c'est le Jardin de Marie à Neuilly en Sancerre.

A peine sommes-nous arrivés, c'est autour d'une table raffinée que nous nous sommes retrouvés et de visiteurs à convives nous sommes passés. Pouvait-on imaginer accueil plus chaleureux ! Ce fut une belle introduction à la visite du jardin et à l'esprit qui l'anime. C'est un jardin qui joue avec son environnement, comme un paysage dans le paysage.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Même si la canicule et la sécheresse n'ont pas épargné la région, le jardin tire cependant son épingle du jeu comme en témoigne ce somptueux hydrangéa villosa.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Le jardin se fait le reflet d'une grande maîtrise jardinière. Les végétaux y sont épanouis et conduits en douceur. Nous avons tous craqué pour le Senecio greyi 'Sunshine' particulièrement bien adapté au sec et la générosité de Marie a fait que nous sommes tous repartis avec des boutures.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

C'est un jardin où il fait bon vivre et d'où se dégage un sentiment de paix et d'harmonie.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Tout est propice à la mise en scène de l'expression végétale.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Qu'il est plaisant ce moutonnement où se mélangent spirées, potentilles, senecios et d'où s'échappent gauras, euphorbes et valérianes.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

C'est tout un monde végétal qui vient caresser un bâti rural de belle facture.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Ici et là des topiaires ponctuent l'itinéraire.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Dans l'espace aquatique, les nénuphars s'ébattent joyeusement tandis que le choisya bronze sur le versant.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

L'une des plantes chouchou de Marie c'est le Begonia Summerwings White Elegance qui n'a pas son pareil en grande potée.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Les asters commençaient juste à entrer en scène en contraste avec les fructifications. Quelle belle composition !

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Dans le verger, les rudbeckias sont aujourd'hui les rois, hier c'étaient les iris.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

Dans le jardin méditerranéen, helichrysums, lavandes, cistes, graminées, ... prennent des bains de soleil.

Un jardin qui conte une belle aventure jardinière. Un jardin comme une rencontre entre une passionnée érudite et des végétaux, dans le respect de l'environnement avec l'envie du beau et de l'harmonie.

Nous aurons plaisir à le redécouvrir à une autre saison quand exulteront les roses.

Un grand merci Marie d'avoir si joliment et si gentiment ponctué notre itinéraire dans le Berry.

Le jardin de Marie, un jardin où l'on se sent bien !

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Publié le 24 Août 2020

Pour assouvir cette irrésistible envie de vert qui aujourd'hui nous fait défaut, nous vous convions à une plongée dans les souvenirs d'un périple jardinier que nous avons fait en juillet 2019 dans le Pas de Calais. C'était bien sûr en compagnie de notre petit groupe de jardiniers avec Jean-Luc et Maryse du blog Au gré du jardinde Florence du blog De l'oeil et la main, d'Hélène du blog Rouge cabane et de Fred du jardin du Mayet.

Nous vous emmenons tout d'abord dans le jardin de Séricourt. Un jardin aux scènes mythiques qui jouent de la dualité entre la guerre et la paix. Il invite à la réflexion et à la contemplation. 

Flash-back dans le Pas de Calais

C'est une démonstration d'art paysager au service de la pensée qui saisit le promeneur.

Flash-back dans le Pas de Calais

A la fois figés et vivants, les tableaux se font oniriques.

Flash-back dans le Pas de Calais

Puis dans un autre registre, nous sommes allés à la rencontre du jardin de Marie-Ange. Un jardin à l'image de sa propriétaire, généreux, libre et joyeux.

Flash-back dans le Pas de Calais

On y a trouvé une ambiance naturaliste, apaisante et foisonnante.

Flash-back dans le Pas de Calais

Et une belle pluralité végétale où l'on a découvert quelques pépites.

Flash-back dans le Pas de Calais

Puis ce fut "O Jardin Paisible" que nous nous sommes retrouvés. Un jardin sous le signe de la diversité.

Flash-back dans le Pas de Calais

Un jardin proche des pépinières Hennebelle dont on a senti l'influence dans le choix des végétaux.

Flash-back dans le Pas de Calais

Des massifs d'ombre avec des hostas à couper le souffle.

Flash-back dans le Pas de Calais

De nombreuses mises en scènes ont éveillé notre intérêt et nous avons été très touchés par l'accueil chaleureux des propriétaires.

Flash-back dans le Pas de Calais

Et pour finir un jardin écrin, le jardin des Lianes. Et là aussi nous avons retrouvé l'influence des pépinières Hennebelle. 

Flash-back dans le Pas de Calais

C'est un jardin où l'on cultive aussi la passion des hydrangeas.

Flash-back dans le Pas de Calais

C'est un festival de couleurs qui exulte des massifs avec beaucoup d'harmonie.

Flash-back dans le Pas de Calais

L'eau est présente et tout le jardin s'en ressent. Une belle rencontre aussi avec les jardiniers.

Flash-back dans le Pas de Calais

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Rédigé par Duo Jardin

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Publié le 19 Août 2020

Comme après le passage d'Attila sur un champ de bataille, sécheresse et canicule ont transformé de nombreux espaces du jardin en visions apocalyptiques. Faisons fi des viburnums effeuillés, des sambucus grillés, des annabelles qui ont perdu la tête, sans parler de l'herbe qui semble n'avoir jamais existé. Il y a de la résilience au jardin comme chez les jardiniers et on prend l'option positive en montrant ce qui peut donner l'envie de poursuivre.

Sur le chemin de l'espérance verdoyante, nous pouvons citer le Muehlenbeckia complexa traité ici en élévation et que nous avons redécouvert grâce à Florence du blog L'oeil et la main. Sa délicatesse et sa fragilité apparente cache en réalité une grande capacité à affronter le sec et le chaud.

Résiste, prouve que tu existes !

Sur le chemin de la résistance nous avons aussi rencontré les nandinas

Résiste, prouve que tu existes !

qu'ils soient comme ici 'Fire Power' ou 'Gulf Stream'. Face à cet été qui ne sera peut-être plus exceptionnel, ils sont restés stoïques, voir ont sublimé la coloration de leur feuillage. 

Résiste, prouve que tu existes !

Les hostas ont également été surprenants. Nous les savions résistants en pot mais de là à imaginer qu'ils accuseraient les coups de chaleur sans coup férir, voilà une belle surprise qui va nous inciter à développer ce mode de culture dans les massifs.

Résiste, prouve que tu existes !

Nous avions des craintes pour notre petit chouchou, le Fagus sylvatica 'Mercedes', un cadeau de nos amis jardiniers auprès des pépinières Hennebelle. Bien abrité et parfois brumisé, c'est sans encombre qu'il passe l'été.

Résiste, prouve que tu existes !

Les physocarpus opulifolius 'Little Devil' et 'Diabolo' ont parfaitement tiré leur épingle du jeu. Nous n'en dirions pas autant d''Amber Queen' qui s'est montré languissant.

Résiste, prouve que tu existes !

Il est pour nous un champion chez les Ceratostigma willmottianum, c'est la variété 'Forest Blue'. Beaucoup plus trapu, plus florifère et plus résistant à la chaleur que le type.

Résiste, prouve que tu existes !

Tel un phare incandescent, c'est depuis plus de deux mois que le canna signale la Lande pourpre et tout ça sans arrosage.

Résiste, prouve que tu existes !

Même si les fortes chaleurs en ont limité la profusion, les rosiers restent les maîtres de la couleur en cette fin d'été.

Résiste, prouve que tu existes !

Un peu de poésie et de légèreté quand le rosier Rush se met à évoluer dans la ramure du Frangula alnus 'Asplenifolia'. 

Résiste, prouve que tu existes !

La faille, un massif qui nous a surpris. Tout était contre lui avec une exposition plein sud, une terre marneuse et beaucoup de plantations récentes avec des berbéris, des euonymus, des choisyas et des cistes. La solidarité a dû jouer, tout ce petit monde a résisté avec seulement quelques arrosages.

Résiste, prouve que tu existes !

Globalement les persistants comme les ifs, les ligustrums jonandrum, les abélias continuent à marquer leur présence et sont là pour nous rappeler que le jardin peut être vert.

Résiste, prouve que tu existes !

Actuellement Overblog est confronté à un problème dans la gestion des commentaires. Il nous est actuellement impossible de répondre. Dommage car les blogs sont aussi des lieux d'échanges.

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Publié le 27 Juillet 2020

Dans la tourmente estivale il est des petits coins privilégiés, ce sont ceux qui sont souvent sous notre regard et ils ont droit à tous nos égards.

C'est encore long l'été ?

Aux abords de la maison il y a toujours quelques potées fleuries et en ce moment ce sont les agapanthes qui mènent la danse.

C'est encore long l'été ?

Ce sont aussi des lieux propices aux micro scènes comme cette rencontre entre une pierre abreuvoir à oiseaux et un rosier sauvageon qui a tendance à s'égarer et dont on a égaré le nom.

C'est encore long l'été ?

Sous les fenêtres on aime que les massifs aient toujours quelque chose à nous dire, en formes et en couleurs.

C'est encore long l'été ?

Il y a longtemps que des gouttes n'étaient pas venues se poser sur les végétaux. Quatre millimètres ce week-end de quoi redonner un peu de peps.

C'est encore long l'été ?

Toujours fidèles, ils reviennent chaque année depuis dix ans mais c'est toujours le même nombre de têtes qui réapparaît.

C'est encore long l'été ?

Petit duo de verveines dans la Lande entre verbena Bonariensis et verbena Venosa, ce sont des tout-terrains de l'été.

C'est encore long l'été ?

Encore un roi de la bronzette c'est le gaura qui affectionne le sec et le soleil.

C'est encore long l'été ?

Quand le jardin commence à s'essouffler sous les coups de chaleur rien de tel qu'une petite coupe pour retrouver le moral.

C'est encore long l'été ?

Les persistants même l'été ont un rôle important quand les caducs sont en souffrance. Ils sont là pour garantir la structure et l'intérêt du massif.

C'est encore long l'été ?

On s'accroche sur le massif de la Faille, non seulement parce qu'il est pentu mais aussi exposé plein sud avec une part importante de jeunes sujets. Le paillage est de rigueur.

C'est encore long l'été ?

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Publié le 19 Juillet 2020

C'était osé mais nous n'avons pas pu résister lorsque nous avons vu chez notre pépiniériste préféré le Cercis canadensis 'Carolina Sweetheart'. Tout de suite il nous a tendu ses feuilles et nous l'avons accueilli à bras ouverts. Nous l'avons planté à mi-ombre et il a droit à sa petite douche tous les soirs.

Ca commence à chauffer

Tulbaghia violacea, Coreopsis verticilla 'Moonbeam', gauras, voilà un tiercé gagnant pour une brassée fleurie estivale.

Ca commence à chauffer

Que seraient les potées de juillet sans les agapanthes ? Aussi lumineuses que sobres.

Ca commence à chauffer

D'années en années le crinum s'étoffe, on aime bien son petit côté passéiste qui renvoie aux vieux jardins. Il a l'avantage de fleurir de façon ininterrompue pendant plus d'un mois.

Ca commence à chauffer

Honka, un dahlia en version slim et particulièrement florifère. Il assure une forte présence dans les massifs tout l'été.

Ca commence à chauffer

Planté en août dernier au jardin, le Buddleja davidii 'Wisteria Lane' est particulièrement intéressant par son port pleureur et aérien.

Ca commence à chauffer

Méli-mélo coloré de feuillages et de floraisons fait l'été joyeux.

Ca commence à chauffer

Comme une frise en suspension, les hampes de Persicaria amplexicaulis 'Speciosa' s'échappent du massif.

Ca commence à chauffer

Un Mahonia qui fleurit l'été c'est le nitens 'Cabaret' et sa floraison orange cuivré intrigue les hydrangéas.

Ca commence à chauffer

Floraison originale pour l'Hydrangea macrophylla magical 'Coral'. Son petit plus, c'est qu'il n'est pas trop gourmand en eau.

Ca commence à chauffer

On aimerait qu'elle dure la vague d'Hydrangea arborescens  'Annabelle'.

Ca commence à chauffer

Et pour terminer, la minute fraîcheur offerte par le petit peuple de l'ombre : fougères, aspidistras et hostas.

Ca commence à chauffer

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Publié le 6 Juillet 2020

Il y a un an pratiquement jour pour jour, les grilles des jardins de Maizicourt dans la Somme s'ouvraient pour notre petit groupe de jardiniers avec Jean-Luc et Maryse du blog Au gré du jardinde Florence du blog De l'oeil et la main, d'Hélène du blog Rouge cabane et de Fred du jardin du Mayet. Nous sommes sympathiquement accueillis par la maîtresse des lieux, Catherine Guévenoux.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Nous pénétrons dans un univers luxuriant où les mises en scènes végétales jouent d'équilibre et invitent à la sérénité.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Nous sommes impressionnés par l'amplitude des espaces rythmés par des répétitions végétales qui structurent les masses floutées comme ici les hydrangéas Annabelle et diverses vivaces. Comment ne pas se laisser transporter par ce cheminement poétique ?

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Les topiaires sont reines et participent au bel ordonnancement magnifié par le bâti.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Il y a des moments dans la vie du jardinier promeneur qui ressemble à des instants d'éternité et cette grande allée de sous-bois restera gravée dans nos mémoires. On imagine le travail de composition et la maîtrise nécessaire pour animer un tel espace avec des couvre-sols.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

C'est ainsi que nous évoluons dans un immense tapis de légèreté végétale ponctué par des topiaires.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Rigueur et légèreté se répondent et s'interpellent sans cesse comme ici ce face à face conifères-graminées.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Il arrive aussi que la rigueur se fasse magistrale et arrête le temps.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Où que se pose le regard, il y a toujours une histoire végétale qui se raconte en volumes, en nuances et en textures.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Les ambiances se succèdent au cours de la pérégrination avec parfois des notes de romantisme champêtres,

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

parfois avec des tonalités contemporaines jouxtant le formel et le flouté.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

Pourrions-nous rêver plus belle halte du promeneur avec pour ombrage ces deux magnifiques cornus ?

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

C'est sur ce cheminement tout en douceur que nous quittons ce monde enchanteur et ce lieu d'exception. Il aura été pour nous une belle source d'inspiration et nous y aurons vécu de grands moments de contemplation. Un jardin qui nous a beaucoup touchés car outre sa beauté, nous avons pu aussi apprécier la gentillesse, la simplicité et la disponibilité de sa jardinière. C'est sûr nous y retournerons.

Les jardins de Maizicourt, cours-y vite le rêve est devant toi.

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Publié le 28 Juin 2020

Nous avons un faible pour les tonalités solaires et avions eu un énorme coup de coeur pour les créations de Claudie Rivaton en raku. Les trois capsules de pavots flottent maintenant dans la Clairière aux roses au pied du dôme de l'Abelia grandiflora 'Francis Mason'.

En lumières

L'été c'est le plaisir des petits matins et des premiers rayons qui éclaboussent de lumière chaude les végétaux que réhausse ici une brassée d'onagres qui s'est invitée sur le chemin.

En lumières

Dans la Clairière d'Or, c'est aussi le matin que la lumière réveille doucement les gammes dorées des euonymus et des ligustrums.

En lumières

Dans l'aurore, c'est avec bonhommie que certains végétaux viennent à notre rencontre. 

En lumières

Instant magique où l'herbe poudroie dans l'allée des Ulmus resista 'Sapporo Gold'.

En lumières

Dans la Lande, c'est le festival des textures entre graminées, conifères et bruyères.

En lumières

Mention particulière pour ce Gaura lindheimeri 'Blaze' qui demeure compact tout au long de son développement.

En lumières

Les hydrangéas ont particulièrement bénéficié du dernier épisode pluvieux et la plantation en masse leur semble bénéfique.

En lumières

Pour résoudre les problèmes de tuteurage de l'Hydrangea arborescens 'Annabelle', nous l'avons implanté au milieu d'un massif.

En lumières

Un trio bien sympathique d'hydrangéas qui nous accompagne dans nos pauses déjeuner.

En lumières

Aux prises avec la cascade du Jasminum nudiflorum, le petit hydrangéa macrophylla essaie de tenir tête.

En lumières

Les alstroemères, en association avec les graminées, sont parfaites pour les ambiances fleuries et naturalistes.

En lumières

La clématite viticella Purpurea Plena Elegans sait choisir ses amis.

En lumières

Une petite note d'exotisme avec le Feijoa sellowiana dont on apprécie également la persistance et la couleur de son bois.

En lumières

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